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Le PDC parviendra-t-il à retrouver son 2e siège au Gouvernement jurassien?

La photo officielle du Gouvernement jurassien en 2020 avec de gauche à droite Nathalie Barthoulot (PS), David Eray (PCSI), Martial Courtet (PDC), Jacques Gerber (PLR), Rosalie Beuret Siess (PS) et Gladys Winkler Docourt (chancelière). [jura.ch]
Treize candidats seront en lice pour l’élection au Gouvernement jurassien / Forum / 2 min. / le 24 août 2020
Les Jurassiens se rendent aux urnes dimanche pour renouveler leurs autorités. Dans la course au Gouvernement, les cinq ministres sortants se représentent et l'enjeu principal est de savoir si le PDC parviendra à retrouver son second siège perdu lors de la complémentaire du 1er mars.

Treize candidats, huit hommes et cinq femmes issus de huit partis, briguent un fauteuil au Gouvernement, contre 18 il y a cinq ans. Parmi eux figurent les cinq sortants, qui ne sont pas assurés d'une réélection au soir du 2e tour, qui aura lieu le 8 novembre.

L'actuel Gouvernement de centre gauche compte deux PS, un PDC, un PLR et un PCSI. Mais le PDC, qui comptait encore deux ministres avant l'élection complémentaire de mars et même trois dans un passé pas si lointain, espère bien reconquérir un second fauteuil à l'exécutif.

Ces élections se tiendront évidemment dans des conditions inédites. Avec le contexte sanitaire particulier, la campagne se tiendra sans poignées de main, en gardant les distances et parfois avec le masque, dans des salles dont la capacité a été réduite. Les rencontres avec la population resteront limitées.

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Le PDC en reconquête

Les deux candidats démocrates-chrétiens Stéphane Babey (gauche) et Martial Courtet. [PDC Jura]Les deux candidats démocrates-chrétiens Stéphane Babey (gauche) et Martial Courtet. [PDC Jura]Au PDC, le ministre sortant Martial Courtet semble sauf surprise presque assuré de conserver son fauteuil. Mais le parti, qui a dû céder le fauteuil laissé vacant par Charles Juillard, élu au Conseil des Etats, à la socialiste Rosalie Beuret Siess, se veut plus ambitieux. Pour éviter une dispersion des voix, il a choisi de lancer un duo pour reconquérir son deuxième siège: Martial Courtet est accompagné par Stéphane Babey, actuel maire d'Alle et président du syndicat intercommunal du district de Porrentruy.

Plus important parti au lendemain des élections fédérales, le Parti socialiste présente ses deux ministres en poste: Nathalie Barthoulot et Rosalie Beuret Siess. Si la première est vue comme une routinière, même si elle n'a effectué qu'un seul mandat, la seconde est la petite dernière, vu qu'elle n'a été élue qu'au printemps.

Les deux autres partis gouvernementaux, le PLR et le PCSI, misent de leur côté sans surprise uniquement sur leurs ministres sortants Jacques Gerber et David Eray. Mais si le premier, qui est très en vue dans la crise du coronavirus en tant que ministre de la Santé et de l'Economie, devrait sauf surprise être reconduit, le siège du second, qui a dû gérer des dossiers très sensibles liés à l’environnement et aux transports, pourrait être menacé.

Une vague verte?

Face aux quatre grands partis du canton, les plus petites formations se disent ambitieuses, même si l'entrée de l'un d'elles au Gouvernement constituerait une surprise. Il faudra toutefois surveiller Les Verts, qui lancent deux candidats, l'agriculteur Vincent Schmitt et l'archéologue Céline Robert-Charrue Linder. S'ils bénéficient de la vague verte fédérale de l'année passée et du vote des jeunes, les écologistes pourraient venir faire de l’ombre à un ou une ministre sortant.

Du côté de l'UDC, la décision de ne lancer qu'un ticket à deux n'a été prise qu'à l'issue de réunions de parti parfois houleuses. Le député Romain Schaer, qui n'était pas d'accord de partir à trois comme décidé par le parti, soit un candidat par district, n'a finalement pas été remplacé et ce sont donc deux autres députés au Parlement, Brigitte Favre et Didier Spies, qui sont en lice.

Une nouvelle formation se lance également dans la course à l'exécutif, les Vert'libéraux, avec la juriste Emilie Moreau et l'architecte Alain Beuret, tous deux jeunes quadragénaires. Un parti qui se dit ambitieux tant pour l'exécutif que pour le législatif.

Enfin, la gauche alternative CS-POP a désigné Francisco Pires, un syndicaliste de 55 ans encore inexpérimenté en politique.

Frédéric Boillat avec ats

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457 candidats au Parlement

En vue de l'élection au Parlement, 25 listes ont été enregistrées comprenant 457 candidat-e-s, dont 138 femmes, pour les 60 sièges qui sont en jeu. Tous les partis représentés au Parlement présentent au moins une liste.

Toutes les formations ont des ambitions clairement affirmées pour certaines. Si au PDC, on entend tourner à nouveau avec 17 députés après en avoir perdu trois en cours de législature suite à des dissensions internes, au PS, on aimerait bien récupérer les deux sièges perdus en 2015 et en totaliser 14.

Les Verts veulent quant à eux doubler leur représentation et passer de 4 à 8, ce qu’avait d’ailleurs réalisé l’UDC il y a 5 ans qui vise cette fois un siège supplémentaire. Et au CS-POP, on mise sur 4 élus au lieu de 2. Au PLR, on espère grappiller un siège supplémentaire, le PCSI deux de plus.

Les Vert'libéraux sont en lice pour la première fois avec des listes dans les trois districts et ils espèrent entrer au Parlement. Le Parti évangélique jurassien et la liste Avenir de Bonheur présentent des candidats pour la première fois dans le district de Delémont.

Dans les Franches-Montagnes, CS-POP et la Gauche en mouvement ont déposé une liste pour la première fois.