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La fonction publique jurassienne en proie à un malaise grandissant

L’administration jurassienne sous la loupe du Parlement cantonal. [Gaël Klein - RTS]
Malaise au sein de la fonction publique jurassienne / Le 12h30 / 2 min. / le 25 décembre 2018
La liste de démissions de cadres supérieurs au sein de l'administration cantonale jurassienne s'allonge. Trois interventions ont été déposées auprès du Parlement et une motion demande un audit externe sur le mode de gestion des ressources humaines.

Dernière démission en date: celle du chef du service des ressources humaines. Le député indépendant Raoul Jaeggi a dressé une liste sur laquelle figurent plus d’une vingtaine de postes concernés depuis mars 2016. Après une question écrite à laquelle il estime que le gouvernement lui a répondu en noyant le poisson, l’élu a choisi la voie de la motion afin, dit-il, de stopper l’hémorragie.

"L'effusion continue. Ça fait un peu plus d'une année que l'on entend parler de problèmes dans la gestion du personnel chez les employés de l'Etat et que tout le monde a peur de perdre sa place. Ça serait intéressant d'avoir une réponse quant à ces départs, qu'ils soient motivés par le gouvernement lui-même ou par des gens qui n'ont plus envie de travailler à l'Etat", estime mardi Raoul Jaeggi dans le 12h30 de la RTS.

Nombreux cas de burnout

Dans le même registre, la gauche alternative et les Verts ont déposé un postulat après avoir relevé dans le budget de l’Etat une augmentation sensible des absences de longue durée, plus d’un tiers en raison de burnout. Le groupe Verts et CS-POP veut que soient définies des mesures susceptibles de réduire ces risques liés aux nouvelles conditions de travail comme la digitalisation.

"C'est un phénomène qui est en train de s'accentuer et pour lequel il faut qu'on s'inquiète un peu. Cette hyperconnectivité qui se développe un peu partout a des effets très importants sur la manière de travailler des gens. C'est l'immédiateté qui a pris la place de la réflexion", assure l'élu Rémy Meury (CS-POP).

Enfin, le PLR s’inquiète du nombre de mandats de prestations qui seraient attribués à d’anciens fonctionnaires aujourd’hui à la retraite. Le parti demande des détails sur ce qu’il en coûte à l’Etat et si de telles pratiques sont économiquement avantageuses.

Gaël Klein/gma

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