Modifié le 30 septembre 2018 à 18:19

Le président de l'exécutif genevois Antonio Hodgers lâche Pierre Maudet

Antonio Hodgers (gauche) et Pierre Maudet lors d'une conférence de presse le 13 septembre 2018.
Antonio Hodgers (gauche) et Pierre Maudet lors d'une conférence de presse le 13 septembre 2018. [Martial Trezzini - Keystone]
Alors que Pierre Maudet sera à nouveau entendu en octobre par le Ministère public dans l'affaire de son voyage à Abou Dhabi, le président du gouvernement genevois Antonio Hodgers estime que la situation est intenable "institutionnellement".

"Les projets de loi portés par Pierre Maudet ont été refusés par le Grand Conseil. On sent que la machine s'est grippée", affirme Antonio Hodgers dans Le Matin Dimanche. "On sent une fébrilité sur tous les dossiers".

Sans appeler formellement Pierre Maudet à démissionner, celui qui l'a remplacé à la tête du gouvernement genevois affirme qu'il aurait fait un choix différent dans les mêmes circonstances. "Si je m'étais retrouvé dans une situation qui aurait amené quelque chose d'aussi massif, j'en aurais tiré les conséquences depuis longtemps", dit-il. Et d'ajouter aussi que les institutions sont "au-dessus" des personnes qui les incarnent.

Pas "abasourdi" par les révélations de l'affaire Maudet, Antonio Hodgers reproche à celui-ci sa proximité considérée comme trop importante avec les milieux économiques.

"Temps d'apaisement" pour les avocats

Cette charge politique a retenti alors que Pierre Maudet devra être entendu à nouveau en octobre par le Ministère public, après une première audition vendredi. Entamée dans la matinée, celle-ci avait été suspendue vers 20h00, selon des sources convergentes.

Pour mémoire, Pierre Maudet a été convoqué en tant que prévenu d'acceptation d'un avantage. Son immunité ayant été levée, il a dû s'expliquer sur son voyage aux Emirats arabes unis.

>> Lire: Pierre Maudet devra à nouveau être convoqué par le Ministère public genevois

ats/hend

Publié le 30 septembre 2018 à 14:37 - Modifié le 30 septembre 2018 à 18:19