Modifié le 13 juin 2018 à 20:26

Les autorités franco-genevoises veulent encourager le covoiturage

Les autorités franco-genevoises misent sur le covoiturage comme solution à la surcharge de trafic transfrontalier.
Les autorités franco-genevoises veulent encourager le covoiturage Le 12h30 / 1 min. / le 13 juin 2018
Des deux côtés de la frontière franco-genevoise, les autorités prennent des mesures pour réduire le trafic aux petites douanes. Elles développent notamment une application pour faciliter le covoiturage.

Les autorités suisses et françaises se sont engagées à alléger le trafic incessant qui traverse certains petits villages de la campagne genevoise. Une séance publique s'est du reste tenue mardi soir à Valleiry, en France voisine, afin de sensibiliser les frontaliers aux mesures mises en place pour réduire le trafic aux petites douanes.

Bus transfrontaliers et covoiturage

Après avoir menacé de retarder l’ouverture de certains points de passage, les autorités des deux côtés de la frontière ont planché sur des solutions pour réduire le trafic pendulaire. Deux lignes de bus transfrontalières, financées par le canton de Genève, seront ainsi en service dès la fin de l’été, avec notamment un grand parking relais de 150 places qui sera construit près de Viry en France voisine.

Et pour faciliter le covoiturage, deuxième pilier de ces mesures, une nouvelle application est en cours d’élaboration - un peu sur le modèle d’utilisation d’Uber, mais entre particuliers.

Des lignes de covoiturage virtuelles

"On va essayer d'innover", explique Pierre-Jean Crastes, vice-président du pôle métropolitain du Genevois français. "Plutôt que de planifier le rendez-vous de covoiturage, on veut créer des sortes de lignes de covoiturage virtuelles, dynamiques: la personne se présente sur place, notifie sa présence à la borne et un covoitureur qui passe prend l'information en temps réel et s'arrête pour l'embarquer avec un paiement sécurisé."

Aujourd’hui, 75% des frontaliers se rendent au travail en voiture, contre 28% des Genevois. Et seuls 2,3% d'entre eux recourent au covoiturage, il y a donc beaucoup de marge d’amélioration. D’autant que si les mesures ne permettent pas de réduire notablement le trafic d’ici fin 2019, le passage aux heures de pointe sera bel et bien limité - pendant une phase de test - aux bus, aux deux-roues et aux seuls véhicules qui feront du covoiturage.

>> Le point sur ce plan dans le 19h30:

Petites douanes genevoises: les riverains expriment leur ras-le-bol face au trafic croissant. Des mesures sont envisagées
19h30 - Publié le 13 juin 2018

Sylvie Belzer/oang

Publié le 13 juin 2018 à 12:48 - Modifié le 13 juin 2018 à 20:26