Modifié le 08 mai 2018 à 14:16

Marc Bonnant et Yaël Hayat ne sont plus les avocats de Tariq Ramadan

L'islamologue Tariq Ramadan, photographié à New York.
Marc Bonnant et Yaël Hayat ne sont plus les avocats de Tariq Ramadan Le 12h30 / 1 min. / le 08 mai 2018
Yaël Hayat et Marc Bonnant ne sont plus les avocats de Tariq Ramadan en Suisse. La défense de l'islamologue devrait être assurée par l'ancien bâtonnier Pierre de Preux, alors que l'instruction de la plainte pour viol déposée en février à Genève a débuté.

L'ancien bâtonnier genevois Pierre de Preux confirme que sa désignation est actuellement en cours. Yaël Hayat et Marc Bonnant attestent de leur côté ne plus représenter Tariq Ramadan, a appris la RTS mardi.

Cette "rupture" de mandat n'est pas de leur fait, mais bien le choix de leur client. Pour quelle raison ? Les deux conseils restent discrets. "Il y a beaucoup d'intrigues dans cette affaire", relève l'avocate, qui comme son confrère, "souhaite surtout que Tariq Ramadan recouvre sa liberté." 

>> Lire: Une plainte pour viol visant Tariq Ramadan a été déposée à Genève

Instruction lancée

Pas de changement en revanche du côté de la plaignante genevoise. Romain Jordan reste l'avocat de la femme qui a déposé en février à Genève la cinquième plainte pour viol visant l'islamologue. Les autres plaintes ont été déposées en France et aux Etats-Unis.

L'instruction genevoise, qui porte sur un cas de viol avec "cruauté", vient de commencer. Le parquet a désigné le premier procureur Adrian Holloway et mandaté la brigade des moeurs pour mener l'enquête.

Entraide internationale

Grâce à l'entraide internationale, les auditions devraient être menées en coordination entre la Suisse et la France. Les avocats et procureur genevois pourraient ainsi se déplacer à Paris pour interroger Tariq Ramadan, toujours incarcéré dans la prison de Fresnes.

>> Lire aussi: Tariq Ramadan voit sa première demande de remise en liberté rejetée

L'audition de plaignantes françaises pour les besoins de l'instruction genevoise n'est pas non exclue. De même que celles des femmes qui ont témoigné d'abus de la part de l’ancien professeur de français alors qu'il enseignait au Collège de Saussure à Genève. Il est encore trop pour articuler la date d'un procès éventuel.

>> Lire aussi: "La parole des victimes de Tariq Ramadan n'a pas beaucoup de poids" 

Laetitia Guinand

Publié le 08 mai 2018 à 10:06 - Modifié le 08 mai 2018 à 14:16