Modifié le 02 mai 2018 à 18:16

Bisbille sur des noms de gare du CEVA entre Genève et la Confédération

Inauguration de la gare CEVA Lancy-Pont-Rouge (ou alors Genève-Pont-Rouge), avec le patron des CFF Andreas Meyer (podium), et le conseiller d'Etat Luc Berthassat (2e depuis la droite), en décembre 2017.
Inauguration de la gare CEVA Lancy-Pont-Rouge (ou alors Genève-Pont-Rouge), avec le CEO des CFF Andreas Meyer, derrière le podium, et le conseiller d'Etat Luc Berthassat (2e depuis la droite), en décembre 2017. [Keystone]
A Genève, le nom des gares de la future ligne du CEVA situées sur le territoire de Lancy continue de faire des vagues. La Confédération était intervenue pour arrêter la polémique, mais le Conseil d'Etat ne l'entend pas de cette oreille.

Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) avait décidé que les gares s'appelleront "Lancy-Pont-Rouge" et "Lancy-Bachet". Il donnait raison à la commune de Lancy, qui voulait être mentionnée dans le nom des deux stations.

Le gouvernement genevois avait, de son côté, défendu les appellations "Genève-Pont-Rouge" et "Genève-Bachet". Entre le DETEC et l'Office fédéral des transports (OFT), il existe une argumentation contradictoire, a relevé mercredi le conseiller d'Etat Antonio Hodgers, qui a annoncé recourir pour avoir des éclaircissements.

Continuité urbaine contre appartenance communale

L'OFT a demandé au canton de Genève de tenir compte de la continuité urbaine pour nommer les gares, même si elles sont situées sur des communes différentes, selon le magistrat.

En revanche, le Département des transports de Genève a enjoint le canton de nommer les stations selon le nom de la commune où elles se trouvent.

ats/pym

Publié le 02 mai 2018 à 16:55 - Modifié le 02 mai 2018 à 18:16

Surmonter la contradiction

Antonio Hodgers a précisé qu'à travers ce recours il ne se battait pas sur le nom des deux gares. Le Conseil d'Etat genevois peut en effet "vivre" avec les deux solutions.

En interpellant le DETEC, l'exécutif veut simplement surmonter la contradiction et être ainsi au clair pour les prochains cas qui se présenteront.