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Plus de 2000 personnes dans les rues de Genève pour une ville pour tous

Des manifestants pour une ville ouverte à tous à Genève. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Des manifestants pour une ville ouverte à tous à Genève. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Quelque 2000 personnes ont manifesté samedi après-midi à Genève pour une ville ouverte à tous. Elles ont dénoncé la spéculation immobilière, l'embourgeoisement du centre-ville, l'absence de lieux alternatifs mais aussi l'exclusion des migrants.

Plus de 30 organisations ont appelé à manifester. "Cette ville nous est enlevée peu à peu", a déclaré Pablo Cruchon, secrétaire général de Solidarités, avant le départ du cortège. Et de mettre en cause les logiques spéculatives et la répression de l'Etat. Selon lui, le combat pour se réapproprier la ville passe par la contestation de la propriété privée et l'occupation d'un maximum de lieux.

Fumigènes de couleur

Très compact et bruyant, le cortège est parti de la rue du Mont-Blanc pour rejoindre le centre alternatif de l'Usine. De nombreux jeunes y ont pris part, surtout en tête où ils étaient habillés en noir, une partie du visage cachée par un foulard. Des fumigènes de couleur ont été allumés pendant tout le parcours.

Près de l'Usine, le collectif "Prenons la ville" a exigé la mise à disposition du bâtiment situé au 40 rue de la Coulouvrenière pour en faire un centre culturel et du logement. Vide depuis sa construction en 1990, cet édifice a été squatté à trois reprises.

ats/lan

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Police en embuscade

La manifestation a été très remarquée dans les Rues-Basses, la zone piétonne commerçante de Genève bondée en ce samedi après-midi.

Une quinzaine de policiers en tenue de combat se sont placés entre le cortège et le stand de campagne de Genève en Marche, le nouveau parti d'Eric Stauffer,