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Grâce à Jack Lang, Genève devient la capitale des oeuvres d'art menacées

Jack Lang, photographié le 22 mars 2017 à Paris. [Christophe Ena / POOL / AFP]
Jack Lang, photographié le 22 mars 2017 à Paris. [Christophe Ena / POOL / AFP]
La Tribune de Genève revient lundi sur la naissance, passée un peu inaperçue début mars, de l'Aliph, une fondation destinée à sauver les biens culturels menacés dans les pays en guerre et qui a son siège à Genève.

L'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (Aliph) a été initiée par la France et et les Emirats arabes unis et a bénéficié de l'étroite collaboration de l'Unesco. Son président est l'ex-ministre français de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang.

Cette "Croix-Rouge des biens menacés" a son siège à Genève non seulement parce que la Suisse est "neutre et exempte de passé colonial, mais aussi grâce au niveau élevé de son système de protection des biens culturels", selon Pierre-Alain Ertschinger, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères.

Jack Lang à Genève

La fondation est dotée de 100 millions de dollars et Jack Lang, qui a accordé un entretien à la Tribune de Genève lundi, déclare que l'une de ses premières priorités sera "d'évaluer la situation dans les sites culturels en Irak, après leur libération".

Le président de l'Aliph sera par ailleurs présent à la première séance du conseil, le 5 mai, dans la "capitale de la paix".

pym

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Mécène suisse

Parmi les quatorze membres du conseil de fondation de l'Aliph figurent sept représentants privés, dont le Vaudois Jean-Pierre Gandur, un des plus grands collectionneurs d'objets antiques dans le monde. Celui-ci a promis de verser 1 million de dollars.

Les Etats donateurs sont pour l'instant la France, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Luxembourg et le Maroc. La Suisse, elle, s'engage à "appuyer l'Aliph par le financement de sa structure opérationnelle".