Une commune genevoise veut éviter les dérapages des élus sur Facebook
La proposition émane du conseiller municipal Michel Fabre. Elle est en ce moment à l'étude en commission, rapporte lundi la Tribune de Genève. "Certaines personnes sont très sages en séance mais se lâchent sur Facebook", regrette le socialiste.
La chartre meyrinoise de bonne conduite demande, notamment, aux élus de "ne formuler aucune attaque personnelle" et de s'abstenir "de dénigrer et de porter de faux jugements dans le but de discréditer un collègue."
Cas limites
Michel Fabre assure qu'il n'a rien de particulier à reprocher aux élus meyrinois. Mais, à croire plusieurs présidents de Conseils municipaux de grandes communes genevoises, interrogés par le quotidien, les cas limites ont tendance à se multiplier sur les réseaux sociaux.
La démarche pourrait inspirer d'autres communes, mais seulement sous la forme d'une chartre éthique, non contraignante. Laurent Koelliker, sautier du canton de Genève, rappelle qu'"il n'y a pas de base légale parlementaire pour régler une activité privée".
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En Valais, Stéphane Rossini envisage de porter plainte contre un UDC
Celui qui est aussi le coordinateur romand de l'ASIN (Action pour une Suisse indépendante et neutre) assure qu'il s'agit d'"humour" et de "second degré". Dans un commentaire publié ultérieurement sur son propre message Facebook, Adrien de Riedmatten précise qu’il caricaturait une remise à l’ordre du PS du Valais romand contre ceux qui appellent à tracer un ou une candidat/e de la liste socialiste, via une référence à des "pratiques de certaines sections du parti socialiste de nos jours encore", citant notamment la Chine.
Stéphane Rossini, candidat socialiste au Conseil d'Etat, avait déclaré au matin Dimanche vouloir déposer une plainte. Contacté mercredi par la RTS, il précise que "la question est à l’étude auprès de personnes compétentes" et que "la plainte n’est pour l’instant pas déposée".
Au Tessin, une caricature "abjecte" suscite l'indignation
La page Facebook, qui se veut "purement humoristique", a publié samedi un message d'excuses: "Nous nous sommes rendus compte qu'avec le dernier post, dont l'excès d'alcool lié au Carnaval est complice, nous avions dépassé les limites du bon sens."
Toujours sur Facebook, le président du gouvernement tessinois Paolo Beltraminelli avait dénoncé une image "abjecte".