Modifié le 24 février 2017 à 10:48

Le député genevois Guy Mettan autorisé à être décoré par la Russie

Guy Mettan, journaliste, député PDC au Grand Conseil genevois, auteur de Russie-Occident, une guerre de mille ans, Editions des Syrtes 2015.
Guy Mettan, journaliste, député PDC au Grand Conseil genevois, auteur de Russie-Occident, une guerre de mille ans, Editions des Syrtes 2015. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
A une voix près, le Grand Conseil genevois a autorisé jeudi soir Guy Mettan à recevoir la médaille de l'Ordre de l'amitié décernée par la Fédération de Russie.

Dans les faits, le député PDC a déjà reçu cette distinction, mais le règlement du Parlement interdit aux élus de recevoir une décoration d'un gouvernement étranger sans son autorisation.

La gauche a refusé de lui accorder cette autorisation. Le député écologiste François Lefort a souligné que cette médaille provient d'un Etat corrompu, prompt à emprisonner ou à éliminer tout opposant.

Passeport et fille russes

Pour le socialiste Thomas Wagner, Genève a une place privilégiée dans le monde en raison de sa neutralité. Raison pour laquelle son collègue député doit se garder de recevoir une médaille d'un Etat étranger.

L'UDC Eric Leyvraz a souligné que Guy Mettan reçoit une décoration de son propre pays, puisqu'il détient un passeport russe. Selon lui, il n'est, en outre, pas un thuriféraire du régime de Poutine.

Dans les rangs du PDC, Jean-Luc Forni a rappelé que son collègue a adopté une petite fille russe. Au final, le député a été autorisé par 36 voix, contre 35 non et 14 abstentions à recevoir la médaille de l'Ordre de l'amitié.

ats/fb

Publié le 24 février 2017 à 01:19 - Modifié le 24 février 2017 à 10:48

Rapprochement avec la Russie

Pour Pierre Vanek, d'Ensemble à gauche, cette dérogation ne doit pas être accordée pour une médaille décernée par Vladimir Poutine, dont le régime n'est pas démocratique.

Chef du Club suisse de la presse, Guy Mettan a oeuvré pour un rapprochement entre la Suisse et la Russie.