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Des oppositions menacent l'agenda de mise en service du CEVA

Les autorités et maîtres d'ouvrages ont détruit la paroi symbolique qui relie désormais les chantiers suisse et français. [Magali Girardin - KEYSTONE]
Les autorités et maîtres d'ouvrages ont détruit la paroi symbolique qui relie désormais les chantiers suisse et français. [Magali Girardin - KEYSTONE]
A Genève, la mise en service de la ligne ferroviaire CEVA, prévue fin 2019, pourrait être retardée. Des propriétaires ont formulé des oppositions auprès de l'Office fédéral des transports (OFT).

"Nous avons été informés récemment de l'existence de quatre oppositions", a fait savoir la responsable de la communication du projet CEVA Magalie Melly.

La menace que font planer ces oppositions sur la date de mise en service de la ligne ferroviaire a été mentionnée dans le bulletin CEVA trimestriel, publié mercredi.

Des recours pourraient repousser la mise en service

Les propriétaires qui ont fait opposition contestent soit la méthodologie utilisée pour mesurer les vibrations et le bruit solidien, soit les normes de protection retenues.

L'OFT va maintenant répondre à ces particuliers. Si les arguments de l'administration ne les convainquent pas, les opposants auront la possibilité de saisir les tribunaux.

En cas de recours devant la justice, la procédure pourrait s'éterniser. La date de mise en service du CEVA, qui doit relier la gare de Cornavin à celle d'Annemasse (F), en passant par les Eaux-Vives, deviendrait du même coup beaucoup plus aléatoire. La date de fin 2019 risquerait de ne pas être respectée.

ats/mre

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Déjà deux ans de retard

En 2014, les responsables du CEVA avaient déjà annoncé un retard de deux ans dans la mise en service de la ligne ferroviaire, à cause de difficultés rencontrées dans le percement du tunnel de Champel (GE). De fin 2017, la date de mise en service était passée à fin 2019. Les travaux du CEVA ont démarré en novembre 2011.

Le CEVA est une voie ferrée de 16 kilomètres de long. Elle permettra de connecter les réseaux ferroviaires des CFF et de la SNCF et constituera la colonne vertébrale du futur RER de la région genevoise. Le coût du projet s'élève à environ 1,6 milliard de francs pour la partie suisse et 234 millions d'euros (249 millions de francs) côté français.