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Un deuxième centre pour le cancer du sein ouvre à Genève

Une femme sur huit sera atteinte d'un cancer du sein au cours de sa vie. [Gaëtan Bally - Keystone]
Un deuxième centre pour le cancer du sein ouvre à Genève / Le Journal du matin / 1 min. / le 31 octobre 2016
Un centre privé dédié au suivi du cancer du sein ouvre mardi à Genève, réunissant une cinquantaine de médecins. Il espère, à terme, se faire accréditer comme celui des HUG.

Le cancer du sein est la tumeur la plus commune chez les femmes: une sur huit en sera atteinte au cours de sa vie, d'où l'importance de la prévention, du dépistage et du traitement.

Le but à terme de cette nouvelle entité, qui rassemble des spécialistes de la Clinique des Grangettes et des praticiens en cabinet, est de se voir certifiée par la Ligue Suisse contre le cancer et la Société Suisse de Sénologie - une exigence de qualité à laquelle répond déjà le Centre du sein des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).

Importance d'une approche multidisciplinaire

Au-delà de l'avantage pour les patientes, c'est aussi un plus pour la pratique des médecins. "Cela leur permet de pouvoir discuter de manière multidisciplinaire des cas de leurs patientes" souligne Sindy Monnier, spécialiste en chirurgie du sein et de membre ce nouveau centre privé.

Le cancer du sein englobe plusieurs maladies, rappelle-t-elle. "Il arrive que parfois on commence par une chirurgie, mais dans certains cas on va commencer par une chimiothérapie. Tout cela doit être discuté de manière multidisciplinaire."

Ce regroupement ne fait que formaliser la pratique actuelle, ajoute Sindy Monnier, puisque environ 450 nouveaux cas annuels à Genève se répartissent déjà naturellement entre les HUG et le privé.

Possible collaboration avec les HUG

A terme, le but est d'obtenir la certification suisse, une accréditation que le Centre du sein des HUG a acquise en 2014. Son responsable, Pierre Chappuis, n'y voit pas une concurrence: "On peut imaginer certains éléments de collaboration", explique-t-il. Les patientes du secteur privé des soins pourraient participer à des études multicentriques, "qui sont certainement plus faciles à gérer quand on est dans un hôpital universitaire que lorsqu'on est en pratique privée. Il faut veiller à ce que des éléments de collaboration existent entre nous, c'est vraiment essentiel."

Dans d'autres cantons comme Zurich ou Berne, plusieurs centres se côtoient également. Mais leur multiplication relève davantage d'un changement de paradigme dans la prise en charge du cancer du sein que de la concurrence entre privé et public.

Tania Sazpinar/oang

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