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Les Transports publics genevois prévoient d'étoffer leur offre dès 2017

Les Genevois se sont prononcés en votation sur une baisse des tarifs TPG. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Les TPG pourront revoir leur offre à la hausse pour l'année prochaine / Le 12h30 / 1 min. / le 14 octobre 2016
Après deux ans de baisse de leur offre en raison d'une réduction des tarifs, les Transports publics genevois (TPG) peuvent à nouveau investir pour améliorer leurs services. Plusieurs projets sont prévus pour 2017.

A la suite d'un récent compromis trouvé au Grand Conseil, les Transports publics genevois pourront réinvestir dans des innovations dès la fin de cette année.

Pour 2017, les TPG prévoient notamment une extension du réseau, qui se fera via trois mesures prioritaires: l'extension et l'amélioration de la cadence de certaines lignes existantes, telles que celles en direction des sites hospitaliers légèrement excentrés, soit l'Hôpital des trois Chênes ou l'Hôpital de Loëx. Le tram 14, qui dessert la ligne la plus saturée de la ville, verra sa cadence améliorée.

Participation des communes

Les TPG veulent également prolonger des lignes existantes avec, pour la première fois, un appui financier des communes pour amener les dessertes jusqu'à la frontière et au-delà. En effet, dès décembre 2017, une ligne reliera Genève à la commune française de Chens-sur-Léman, qui participera également à son financement.

La dernière innovation concerne les grands axes qui mènent de la campagne à la ville. Sur trois de ces axes, les TPG introduiront des lignes rapides qui devraient s'ajouter aux bus ordinaires dès le printemps prochain. Objectif: inciter la population à lâcher sa voiture pour transiter sur les transports publics.

Hausse des tarifs combattue

La légère hausse des tarifs, telle qu'elle est prévue pour financer une partie de ces développements, est à nouveau combattue par référendum. Si celui-ci aboutit et qu'il est approuvé en votation populaire, les lignes rapides, tout comme les cadences renforcées sur les trams, seront abandonnées et l'offre sera à nouveau considérablement revue à la baisse.

Sans compter que Genève pourrait se voir privée d'une partie des subventions fédérales. Ce qui ne manque pas d'inquiéter le conseiller d'Etat Luc Barthassat, qui estime qu'un tel scénario serait "catastrophique".

>> Lire aussi: Un référendum contre la hausse des tarifs des TPG lancé à Genève

Sylvie Belzer/hend

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