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Amende salée pour l'auteure d'une fausse alerte à la bombe à Genève

Cette fausse alerte avait déclenché l'alerte générale à l'aéroport, induisant un important dispositif de contrôle. [Martial Trezzini - Keystone]
Amende salée pour l'auteure d'une fausse alerte à la bombe à Genève / Le 12h30 / 1 min. / le 16 septembre 2016
La Française à l'origine d'une fausse alerte à la bombe le 26 juillet à l'aéroport de Genève devra payer 90'000 francs pour avoir mobilisé les forces de l'ordre, rapporte vendredi Le Matin.

Selon François Waridel, chef d'état-major de la police genevoise, cité par le journal, cette somme correspond à "145 policiers engagés à raison de 100 francs de l'heure, en ajoutant les frais de repas, les boissons et les deux chiens de la brigade canine engagés". Au total, il s'agit de 880 heures de travail.

C'est la première fois que la police genevoise envoie une facture d'un montant aussi élevé à un particulier pour de tels actes. En cas de non-paiement, la police genevoise est prête à entamer "une procédure en recouvrement de dettes", précise F.Waridel.

Déjà condamnée

La femme a déjà écopé d'une peine de six mois de prison, dont trois ferme, devant le Tribunal correctionnel d'Annecy (Haute-Savoie) pour fausse alerte et dénonciation d'infraction imaginaire.

La Française avait appelé l'aéroport de Genève pour signaler la présence d'une personne munie d'une bombe. L'enquête a démontré qu'il s'agissait d'une fausse alerte et qu'elle avait agi par jalousie à l'égard de la maîtresse de son mari.

afp/ypf

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