Modifié le 23 mars 2016 à 18:44

Genève veut continuer à développer son système de vote électronique

S'il remplit les nouvelles exigences fédérales en matière de sécurité, le système électronique pourra être ouvert à tous les électeurs résidant dans le canton.
S'il remplit les nouvelles exigences fédérales en matière de sécurité, le système électronique pourra être ouvert à tous les électeurs résidant dans le canton. [Salvatore di Nolfi - Keystone]
Le Conseil d'Etat entend investir 4,7 millions de francs afin de mettre en oeuvre le vote électronique de deuxième génération conformément aux nouvelles normes fédérales en matière de sécurité.

Un projet de loi pour le crédit d'investissement a été déposé auprès du Grand Conseil, a annoncé mercredi devant les médias le conseiller d'Etat Pierre Maudet, chargé du Département de la sécurité et de l'économie (DSE) auquel est rattachée la direction générale des systèmes d’information.

Le canton de Genève est, depuis 2003, pionnier en matière de vote électronique, a rappelé le magistrat. Près de 100 scrutins - votations et élections - ont été réalisés. Le système est ouvert à 30% des électeurs du canton ainsi qu'aux Genevois vivant à l'étranger.

"Un choix visionnaire"

Lors du développement de sa plateforme de vote électronique, Genève a fait un choix visionnaire, a relevé la chancelière d'Etat Anja Wyden Guelpa.

Le système CHvote est le seul en Suisse à être entièrement public, qu'il s'agisse du logiciel, de l'hébergement ou encore de l’exploitation. Cette indépendance des sociétés privées permet d'assurer la protection des données et la transparence.

ats/jgal

Publié le 23 mars 2016 à 18:18 - Modifié le 23 mars 2016 à 18:44

CHvote en concurrence avec La Poste

CHvote est est déjà utilisé par Bâle-Ville depuis 2009, Lucerne depuis 2010 et Berne 2012. Alors que La Poste développe un système de vote électronique, Genève espère convaincre les autres cantons de se servir de sa plateforme publique.

Le projet de loi vise à réaliser une "vérifiabilité universelle", à savoir la possibilité pour des observateurs de contrôler si les votes ont été pris en compte et enregistrés correctement.

L'essentiel du crédit est destiné au développement du logiciel à l'interne. A ce jour, 8 millions de francs ont été dépensés pour le développement de CHvote.