Modifié le 18 mars 2016 à 09:21

Les Genevois se prononceront sur l'ouverture dominicale des magasins

Pour la droite, l'ouverture des magasins quelques dimanche par année permettrait d'atténuer les difficultés du commerce genevois.
Pour la droite, l'ouverture des magasins quelques dimanche par année permettrait d'atténuer les difficultés du commerce genevois. [Martial Trezzini - Keystone]
Les Genevois voteront dans l'année sur l'initiative des syndicats "Touche pas à mes dimanches!" et son contre-projet, adopté jeudi soir par le Grand Conseil.

Ce projet autorise les magasins d'ouvrir quatre dimanches par année s'il existe une convention collective de travail (CCT) étendue dans le secteur.

L'initiative populaire "Touche pas à mes dimanches!" veut maintenir la situation actuelle à Genève, en entérinant dans la loi sur les horaires d'ouverture des magasins l'interdiction d'ouvrir le dimanche tout en gardant les exceptions prévues. Elle avait été lancée en 2013, pour contrer toutes velléités d'assouplir une ordonnance relative à la loi fédérale sur le travail.

Trois dimanches et le 31 décembre

La droite parlementaire a voulu lui opposer un contreprojet. Mais le texte amendé en commission ne lui a pas convenu. Il permet l'ouverture systématique des commerces le 31 décembre, un jour férié à Genève assimilé à un dimanche. Il conditionne aussi leur ouverture trois dimanches par an à l'existence d'une convention collective de travail étendue.

ats/kkub

Publié le 18 mars 2016 à 09:00 - Modifié le 18 mars 2016 à 09:21

Horaire élargi refusé en 2010

En 2010, les Genevois avaient suivi les syndicats en refusant de prolonger l'horaire d'ouverture des magasins d'une heure le soir. Attaquée par un référendum, la loi adoptée par la droite parlementaire prévoyait aussi de permettre l'ouverture des commerces quatre dimanches par année.

Débat nourri entre gauche et droite

Le débat au Grand Conseil a duré plus de deux heures jeudi soir. Pour la droite, l'ouverture des magasins quatre dimanches par an n'est pas la panacée, mais elle permettrait d'atténuer les difficultés du commerce genevois, victime du tourisme d'achat en France voisine. La branche a perdu 300 postes en 2015.

A gauche, on estime que le choix des consommateurs est surtout dicté par le niveau des prix.