Modifié le 05 mai 2015 à 18:24

La croissance de Genève Aéroport va affecter plus d'habitants d'ici 2030

Vue d'une salle d'embarquement à l'aéroport de Genève.
La croissance de Genève Aéroport va affecter plus d'habitants d'ici 2030 Le Journal du matin / 1 min. / le 05 mai 2015
30'000 habitants seront touchés par les nuisances sonores de l’aéroport de Genève d’ici 2030 si ce dernier poursuit comme prévu sa croissance et augmente le nombre de vols, a appris la RTS.

Ce chiffre a été annoncé lundi par le canton de Genève à la quinzaine de communes suisses et françaises concernées, lors d'une séance d'information.

D'ici 15 ans, ce sont ainsi 6000 personnes de plus qu'aujourd'hui qui seront affectées par le trafic aérien et pour qui les limites sonores dépasseront le seuil acceptable. Et les 25'000 déjà touchées aujourd’hui verront leurs conditions s’aggraver nettement si Cointrin poursuit sa croissance comme il le souhaite apparemment.

La zone de nuisances s’étendra au-delà des frontières actuelles à plusieurs nouvelles communes comme Aire-la-Ville, Chancy, Avully ou Cartigny.

Volonté de limiter la progression des vols

Plusieurs élus communaux ont en conséquence manifesté leur volonté de plafonner les vols annuels à 235'000 à l’horizon 2030, soit une augmentation de 45'000 par rapport à l’heure actuelle. Cette augmentation entend répondre aux besoins estimés du bassin local, selon une étude mandatée. La démarche est soutenue par Berne et plusieurs départements cantonaux ont été chargés d'étudier l'impact sur l'environnement et la population.

>> Ecouter la réaction d'Yvan Rochat, conseiller administratif à Vernier

Vernier fait partie des communes directement affectées par les nuisances de l'aéroport.
Martial Trezzini -
Le Journal du matin - Publié le 05 mai 2015

La capacité de l’aéroport sera accrue par l’augmentation de la cadence des vols. Mais la construction de nouveaux terminaux reste une option envisagée, selon une source proche du dossier.

Il faut rappeler que Genève Aéroport génère une part important du PIB local. Ce sont des milliards de francs de retombées annuelles directes et indirectes que l’Etat ne voudrait pas voir s’envoler.

Laetitia Guinand/oang

Publié le 05 mai 2015 à 07:21 - Modifié le 05 mai 2015 à 18:24