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La ligne 12, la plus touchée par les réductions de fréquence des TPG

La ligne 12 est celle qui subit les plus importants changements. [Martial Trezzini - Keystone]
La ligne 12 est celle qui subit les plus importants changements. [Martial Trezzini - Keystone]
Les Transports publics genevois (TPG) économisent et coupent dans la fréquence de certaines lignes lors des heures creuses. Principal concerné, le tram 12 voit son nombre de courses réduit de 20% les week-ends.

Forcés de se réorganiser après la baisse du prix des tickets acceptée en votation en mai 2014, les Transports publics genevois (TPG) ont revu en toute discrétion leur offre à la baisse sur certaines lignes, en supprimant 3000 journées de travail de conducteurs, comme l'a révélé lundi la RTS.

>>Lire: Contraints aux économies, les TPG réduisent la fréquence sur leurs lignes

Concrètement, la ligne 10 est la seule à subir une baisse de l'offre en horaire normal de semaine, avec 20 courses en moins par jour, selon le décompte réalisé par la RTS (248 courses, contre 268, -7,5%). Des suppressions que les TPG disent avoir réalisé hors des heures de pointe, principalement entre 9h et 15h.

Plus d'attente le week-end

Les autres baisses de fréquence se concentrent sur les fins de semaine et les horaires de vacances des lignes de tram (12, 14, 15, et 18), "toujours en dehors des heures de pointe", précise la régie publique.

Rares gagnants de ces modifications, les habitants proches des Palettes profitent de la disparition du terminus intermédiaire de Carouge et n'attendront en moyenne plus que 7'30 minutes les dimanches contre 10 précédemment, les TPG ayant fait le choix de "fusionner" les deux versions du tram 12.

Le reste des utilisateurs voient s'allonger le temps de battement entre les rames de 5 à 7'30 minutes en moyenne, le nombre de courses passant de 358 à 277 (-22,6%). Les samedis la diminution est de 17,5%, avec 416 départs contre 504 avec l'horaire précédent.

"Ces changements ont été réalisés dans un souci d'efficience. Nous avons adapté l'offre à la demande", explique Laetitia Nacouz, responsable du service Horaires.

Places assises garanties

"Nous avons analysé les lignes et les plages horaires où il était possible de s'adapter sans péjorer le confort de nos voyageurs", commente Sébastien Weibel, responsable du Pôle réseaux, assurant que les études de fréquentation des TPG permettent de maintenir les places assises disponibles sous l'ancien horaire.

La disparition de ces 3000 "journées-conducteurs" n'implique pas de licenciement, mais de nouvelles mesures devront être prises d'ici la fin de l'année, a averti Anita Frei, présidente du conseil d'administration des TPG, de nouvelles économies ou rallonges budgétaires.

Marc Renfer

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