Modifié le 05 janvier 2015 à 19:01

La traversée de la rade sera une nouvelle fois soumise aux Genevois

Les bouchons sur le pont du Mont-Blanc à Genève.
Les Genevois voteront sur l'initiative "Oui à la grande traversée du lac" Le 12h30 / 1 min. / le 05 janvier 2015
Quelques mois après le refus de la petite traversée de la rade, l'initiative pour la grande traversée a été déposée lundi à Genève. Ce tronçon est indispensable, jugent les initiants.

Le PLR, le PDC et la Chambre d'industrie et de commerce ont déposé lundi à Genève l'initiative populaire cantonale "Oui à la grande traversée du lac". Le texte est muni de 11'700 signatures, soit 2000 de plus que nécessaire.

Pour les initiants, la délégation genevoise à Berne ne suffit pas à convaincre l'Office fédéral des routes. Pour accéder à la manne fédérale des grands projets routiers, il faut selon eux de l'unité et un plébiscite populaire. Les Genevois pourraient se prononcer d'ici à une année.

"La der des ders"

Un quart de siècle après avoir déjà répondu "oui" au principe d'une traversée du lac, quatre mois après avoir refusé la petite traversée de la rade, les Genevois voient ainsi ressortir la tête de leur plus fameux serpent de lac, qui permettrait de boucler le contournement autoroutier de Genève.

Cette-fois ci, c'est "la der des ders", garantit Alain-Dominique Mauris, le président du PLR genevois, qui juge ce tronçon indispensable pour répondre à "l'augmentation de 30% du trafic individuel prévu d'ici 20 ans".

Ce projet est différent de celui de petite traversée de la rade refusée en septembre. Les accroches de l'ouvrage se situeraient plus en amont.  Il s'agit de terminer le bouclement autoroutier de Genève, a rappelé Alain-Dominique Mauris.

>> Lire aussi: Les Genevois ont refusé la traversée de la rade

Pierre-Antoine Preti/dk

Publié le 05 janvier 2015 à 12:58 - Modifié le 05 janvier 2015 à 19:01

Horizon 2030

La construction de la grande traversée de la rade est envisagée pour l'horizon 2030.

Son coût est estimé entre 2,7 et 3,3 milliards de francs.

L'initiative porte sur le principe d'une telle réalisation et non sur son financement, ni sur la forme que doit prendre cet ouvrage.