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Opération séduction des moniteurs de ski au centre-ville de Genève

Les moniteurs, venus de plusieurs cantons, sont allés à la rencontre des passants. [Martial Trezzini - Keystone]
Les moniteurs, venus de plusieurs cantons, sont allés à la rencontre des passants. [Martial Trezzini - Keystone]
Pour tenter d'enrayer la baisse de l'intérêt des citadins pour les sports d'hiver, près de 120 moniteurs de ski de plusieurs cantons romands ont paradé samedi à travers la ville de Genève.

Près de 120 moniteurs de ski genevois, vaudois et valaisans ont paradé dans la Vieille-Ville et les Rues-Basses de Genève pour susciter l'intérêt pour les sports d'hiver. Depuis plusieurs années, les citadins les pratiquent de moins en moins.

Si une poignée des moniteurs portait la tenue des années 20 - velours côtelé, pull en laine et blazer -, la grande majorité avait revêtu la traditionnelle tenue rouge, chaussures de ski comprises. De quoi attirer l'oeil des passants.

De nombreux curieux se sont arrêtés pour se prendre en photos avec les moniteurs, venus skis aux pieds. [Martial Trezzini - Keystone]De nombreux curieux se sont arrêtés pour se prendre en photos avec les moniteurs, venus skis aux pieds. [Martial Trezzini - Keystone]

Aussi à Berne et Zurich

"Nous avons voulu que, pour une fois, ce soient les professionnels du ski qui descendent en plaine. Nous souhaitons remotiver la population citadine et lui rappeler que la Suisse est un pays de montagnes", explique Julien Pala, le directeur de l'Ecole suisse de ski de Genève.

La manifestation, qui marquait également les 150 ans du tourisme hivernal en Suisse, a eu lieu simultanément dans les rues de Berne et de Zurich.

ats/asch

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L'école renonce

Depuis une poignée d'années, les professionnels ressentent une baisse générale de la fréquentation, malgré la grande tendance du ski "freestyle" qui a relancé l'intérêt des 6-10 ans. "Les classes de neige ont été supprimées dans tous les cantons. A Genève, avec l'introduction du mercredi matin d'école, nous ne pouvons skier plus que des demi-journées", regrette Julien Pala.