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Les Genevois refusent de cofinancer des parkings en France voisine

Les frontaliers ne bénéficieront pas de parkings relais P+R à l'entrée de Genève mais devront toujours venir se parquer en ville. [Salvatore Di Nolfi - Imedia]
Les frontaliers ne bénéficieront pas de parkings relais P+R à l'entrée de Genève mais devront toujours venir se parquer en ville. [Salvatore Di Nolfi - Imedia]
Les Genevois ont refusé dimanche à 51,1% le cofinancement de parkings en France voisine mais ils ont accepté à 53,8% l'initiative contre la hausse des tarifs des transports publics.

Le refus de 51,1% des Genevois de cofinancer cinq parkings relais (P+R) en France voisine donne un coup de frein au développement de la région. Il met aussi à mal la mobilité douce, à l'instar de l'initiative de l'AVIVO pour baisser les tarifs des TPG, qui a été acceptée, elle, par 53,8% des voix. La participation au scrutin s'est montée à 57,1%.

Le MCG avait lancé un référendum contre le crédit de 3,1 millions de francs pour la construction de cinq parcs relais (P+R) en Haute-Savoie (F), sur des lignes de transports publics. Dans la foulée, il dénonçait le versement par Genève de 240 millions d'euros sur dix ans pour financer des infrastructures routières en France dans le cadre du projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Un échec pour la région franco-valdo-genevoise

Le crédit refusé dimanche constituait la première tranche de cette contribution. François Longchamp, président du Conseil d'Etat, parle d'un "échec pour la région à tous points de vue". Des incertitudes pèsent désormais sur l'extension de la ligne du tram 12 jusqu'à Annemasse (F).

"Chacun doit faire sa part", a réagi Eric Stauffer, président d'honneur du MCG. Le parti anti-frontalier gagne de justesse son pari. C'était la première fois qu'il lançait un référendum seul.

En refusant de participer au financement de 831 places de stationnement en France voisine, pour un coût moins élevé que dans le canton, les Genevois ont aussi rejeté une solution visant à réduire le trafic pendulaire.

ats/sbad

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Les tarifs TPG baisseront pour les aînés

Le développement de la mobilité douce est aussi entravé par l'acceptation de l'initiative "Stop aux hausses des tarifs des Transports publics genevois". Les tarifs seront inscrits dans la loi et devront être approuvés par le Grand Conseil.

Le texte prévoit une baisse des prix des billets de 3,50 à 2 francs pour les seniors et de 700 à 500 francs de l'abonnement annuel adulte. Mais les jeunes âgés de 19 à 24 ans, soit 30% des usagers, n'auront plus droit à des tarifs préférentiels. Autre aberration: l'introduction d'une carte journalière valable une heure seulement.

Le projet de loi élaboré par le précédent gouvernement après la première votation, annulée par la justice à la suite d'un recours du Parti pirate, sera dégelé, a annoncé le ministre des Transports Luc Barthassat. Il vise à corriger les incohérences de l'initiative. Selon le nouveau conseiller d'Etat, il faudra compenser la perte de 20 millions de francs de recettes annuelles des TPG.

Les réactions au vote

Sur les P+R, le maire de la commune de Veyrier

Selon le journaliste du Courrier, le vote tient de la schizophrénie



Charles Piguet, du PBD genevois



Réactions au vote contre la hausse des tarifs des TPG