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Le vote par internet n'a pas augmenté la participation à Genève

Le vote par internet sur des sujets fédéraux a été testé pour la première fois à Genève en 2004. [Martial Trezzini - Keystone]
Le vote par internet n'a pas augmenté la participation à Genève / Le 12h30 / 1 min. / le 21 mai 2013
Voter par internet ne fait pas augmenter la participation aux scrutins. C'est le constat d'une étude publiée mardi sur le vote électronique à Genève, qui mène l'expérience depuis 2003.

Les Genevois peuvent participer aux scrutins via leur ordinateur depuis dix ans. Selon la Commission externe d'évaluation des politiques publiques, qui publie une étude sur le sujet, la démarche n'a pas attiré de nouveaux votants.

Les auteurs du rapport ne préconisent pas pour autant sa suppression, au contraire. Le vote par internet reste la voie de l'avenir, car les futures générations d'électeurs seront nettement plus habituées au web.

Internet ne convainc pas plus les abstentionnistes

Selon les résultats de l'étude, les adeptes du e-voting sont une population plutôt masculine, âgée essentiellement entre 25 et 34 ans. Mais ce nouveau moyen d'exercer les droits populaires n'a pas changé la donne. En fait, le vote par internet se substitue simplement aux moyens classiques. En clair: la possibilité de voter en deux clics de souris attire ceux qui auraient voté de toute façon. Elle ne pousse ni les jeunes ni les abstentionnistes à exprimer leur suffrage.

La commission estime néanmoins qu'il faudrait promouvoir davantage la participation électronique. Si l'on atteint une masse critique, le vote par internet pourrait coûter moins cher que le vote par correspondance, conclut le rapport.

Jordan Davis/oang

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