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Genève veut geler son paiement à la péréquation financière

A Genève, on n'accepte pas le non-remboursement des primes maladie payées en trop.  [SALVATORE DI NOLFI]
A Genève, on n'accepte pas le non-remboursement des primes maladie payées en trop. [SALVATORE DI NOLFI]
Le refus de la Commission de la santé publique des Etats d'entrer en matière sur le remboursement des primes maladies payées en trop fait des vagues au bout du lac Léman. Genève veut geler son paiement à la péréquation financière.

Le Grand Conseil genevois a adopté jeudi soir à l'unanimité une motion prévoyant que le canton se rembourse sur sa contribution à la péréquation financière. Une réplique au refus de la Commission de la santé publique des Etats de rembourser les primes maladie payées en trop.

Le surplus payé par les assurés genevois se monte à 400 millions de francs, alors que le canton contribue à hauteur de 250 millions par an à la péréquation financière.

D'autres cantons pourraient suivre

"L'argent payé en trop doit revenir aux Genevois", a déclaré le démocrate-chrétien Bertrand Buchs. Et de préciser que cette mesure de rétorsion financière vis-à-vis de la Confédération n'est pas une "Genferei", puisque les cantons de Vaud et de Zurich vont probablement suivre Genève.

Les Vaudois réfléchissent en effet, eux aussi, à une réplique. Une proposition similaire à celle de Genève et émanant des rangs socialistes sera déposée mardi devant le Grand Conseil. Le Conseil d'Etat vaudois a discuté de ce problème en séance et communiquera ses "options" mardi aux députés.

La question préoccupe aussi les socialistes fribourgeois, qui déposeront à la session parlementaire de février une "résolution incitant le gouvernement cantonal à agir pour récupérer ces montants", ont-ils annoncé jeudi. Selon eux, ce sont 23 millions de francs qui ont été versés en trop par les assurés fribourgeois, soit environ 50 francs par personne.

ats/pym  

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