Modifié le 21 juin 2012 à 17:49

Cinquante Roms arrêtés à la frontière franco-suisse

Une mendiante dans les rues de Lausanne.
Chaque jour, de nombreux gens du voyage traversent la frontière pour se rendre en Suisse, par exemple pour se rendre dans les rues de Lausanne où l'interdiction de la mendicité est en question. [Dominic Favre - ]
Une cinquantaine d'individus appartenant à la communauté rom ont été interpellés mardi au poste de douane de Moillesulaz (GE), dans le cadre d'une vaste opération visant à stopper un réseau de traite de personnes.

Une cinquantaine d'individus appartenant à la communauté rom ont été interpellés mardi au poste de douane de Moillesulaz (GE), dans le cadre d'une vaste opération visant à stopper un réseau de traite de personnes, associé notamment à des affaires de proxénétisme, de cambriolages et de mendicité. Tous sont issus du village roumain de Barbulesti, au nord-est de Bucarest.


Les individus interpellés ont été placés en détention dans l'ancien poste de douane de Moillesulaz, pour procéder aux vérifications des papiers et titres de séjour. Sept interprètes, dont l'un en langue des signes, ont été mobilisés pour la journée afin de pouvoir échanger avec les personnes interpellées. Une centaine de policiers français, suisses et roumains ont participé à l'opération, épaulés par 17 gardes-frontière suisses.


Des "petites mains"

La plupart des Roms interpellés sont "des petites mains qui récoltent de l'argent de diverses manières", à savoir la mendicité, des "escroqueries à la charité", des "petits vols", des braquages, a déclaré mercredi le commissaire d'Annemasse, Philippe Guffon.


Récolté à la fois dans les cantons de Vaud, du Valais et de Genève et en Haute-Savoie, l'argent était reversé à une dizaine de "chefs" installés à Annemasse, près de la frontière suisse et placés en garde à vue. Eux-mêmes expédiaient ensuite l'argent à leur chef en Roumanie.


Chaque jour, de nombreux gens du voyage traversent la frontière pour se rendre en Suisse. Cette opération fait suite à plusieurs mois d'enquête. Les gardes à vue pourraient s'étendre sur plusieurs jours.


ptur/boi avec ats


Publié le 19 juin 2012 à 21:17 - Modifié le 21 juin 2012 à 17:49