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Des "contraventions poétiques" sur les pare-brises genevois

À Genève, les bibliothèques municipales proposent de verbaliser autrement... les amendes sont en vers [RTS]
À Genève, les bibliothèques municipales proposent de verbaliser autrement... les amendes sont en vers / 12h45 / 2 min. / le 27 juillet 2021
Les pare-brises de Genève vont découvrir cet été de drôles de contraventions. Au lieu d'une verbalisation en bonne et due forme, le billet rose contiendra un peu de poésie. Le projet vient des bibliothèques municipales, histoire de semer du bonheur là où on ne l'attend pas.

Installées à l'ombre, dans un parc municipal genevois, deux femmes préparent ces amendes d'un nouveau genre: "La personne, au lieu de trouver une contravention habituelle, elle va recevoir un poème", explique Roane Leschot, bibliothécaire, "ce qui est nettement plus agréable".

Les bibliothèques municipales genevoises proposent de verbaliser autrement. Le papier est inspiré dans sa forme des authentiques amendes, mais dessus sont tracés des vers inventés ou copiés.

"On se prend pour des policiers poétiques. On sort d'une période compliquée, et on s'est dit que ça donnerait un peu de bonheur aux gens de découvrir qu'ils n'ont en fait pas une contravention classique, mais poétique", précise Roane.

Du bonheur, qui s'écrit de parc en parc. La tente des bibliothèques municipales est itinérante: elle amène la poésie là où on ne l'attend pas.

La poésie, c'est suivre son cœur en allant à la fête

L'écrivain français Christian Bobin. [Ulf Andersen - AFP]
Christian Bobin, écrivain

Partout de la poésie

L'objectif est notamment de dépoussiérer la poésie, comme le souligne la bibliothécaire: "Je pense qu'elle est un peu oubliée actuellement: c'est un genre, dans nos bibliothèques, qui est assez peu emprunté. Mais c'est quand même la base de notre communication: il y a la chanson... plein de choses qui partent de la poésie! Même les graffitis sur les murs sont de la poésie. Donc, en fait, on fait parfois de la poésie sans s'en apercevoir".

A côté de la tente jaune, un sorte de confessionnal, pour écouter de la poésie, différemment. Ce jour-là, c'était l'artiste Catherine Grangier qui lisait un texte dans cette bulle... un voyage, une évasion grâce aux mots.

Sujet TV: Stéphane Mex et Julien Chiffelle

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

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Un poème, pour le plaisir

Avant de partir, voici "La Grasse Matinée", de Jacques Prévert, écrit en 1946: