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La Ville de Genève ramasse et recycle les carcasses de vélo

Recyclage écologique pour vélos abandonnés à Genève. [RTS]
Recyclage écologique pour vélos abandonnés / 19h30 / 3 min. / le 27 mars 2021
Une nouvelle initiative entre la Ville de Genève et la coopérative Péclôt 13 propose de débarrasser les carcasses de vélos qui s’amoncellent sur l’espace public. Ces derniers sont ensuite recyclés, réparés et revendus.

Il suffit de faire quelques pas dans les rues de Genève pour s’apercevoir que de nombreuses carcasses de vélos jonchent l’espace public. Un phénomène qui s’est accentué ces derniers mois : depuis plus d'une année le ramassage des vélos abandonnés était en pause dans la Cité de Calvin.

"On avait déjà un rôle de fourrière à vélo, mais le ramassage et le transport des carcasses nous faisaient perdre beaucoup de temps et d’argent", explique Marc Lemonnier, responsable fourrière au sein de la coopérative Péclôt 13. En novembre 2019, la structure autofinancée et autogérée décide de dénoncer la convention qui la liait à l’Office cantonal des véhicules.

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Nouveau compromis

Sous l’impulsion de Marie Barbey-Chappuis, conseillère administrative chargée de la Sécurité, un nouveau compromis est trouvé entre la ville et la coopérative. "La police municipale s’occupe de répertorier les carcasses, qui sont ensuite ramassées par la voirie. Péclôt 13 se charge du recyclage et de la réparation des vélos".

Pour la politicienne, l’objectif est triple : "D’abord rendre la ville plus propre en débarrassant les carcasses. Cela permet aussi de sécuriser l’espace public car certaines épaves ont des pièces qui sont rouillées et tranchantes, ce qui peut représenter un danger. Enfin, avec le ramassage, on libère l’espace public pour les cyclistes actifs".

Cyclistes avertis

Tous les mercredis, un camion sillonne la ville en fonction des indications de la police municipale qui répertorie les carcasses abandonnées. Pas de panique, les propriétaires sont avertis au préalable du potentiel enlèvement de leur bien. Les vélos à évacuer sont munis d'une collerette rose deux semaines avant leur ramassage: si personne ne se manifeste, les bicyclettes sont embarquées. La voirie peut récupérer jusqu’à une septantaine d’épaves par jour.

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Les vélos abandonnés et délabrés sont ensuite déposés à la coopérative Péclôt 13, qui peut désormais se consacrer exclusivement au travail de recyclage et de remise en état, qui s’inscrit dans une visée écologique et durable. "La coopérative ne reçoit aucune subvention et est financée entièrement par la vente de ces vélos d’occasion. On vend entre 1000 et 1200 pièces par année, les gens sont très satisfaits de ces bicyclettes d’occasion", souligne Marc Lemonnier. Une demande qui risque d’augmenter avec l’essor de la mobilité douce et la prise de conscience écologique de ces dernières années.

Saje/Chloé Steulet

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