Modifié le 09 février 2020 à 21:10

Les Genevois refusent de densifier à Cointrin et maintiennent la taxe sur les chiens

Julien Chiffelle
Les Genevois rejettent les trois objets cantonaux L'actu en vidéo / 1 min. / le 09 février 2020
Selon des résultats définitifs, les Genevois ont refusé dimanche le déclassement de deux zones villas en zone de développement à Cointrin. L'abolition de l'impôt sur les chiens a elle aussi été refusée.

La densification du territoire passe de plus en plus mal à Genève. Les Genevois disent "non" à 55,71% au déclassement de Cointrin-Est, dans la commune de Meyrin, et à 55,32% à celui de Cointrin-Ouest, à cheval sur Meyrin et Vernier, selon le dépouillement de tous les bulletins. Le déclassement de ces deux zones, qui totalisent 22,5 hectares, était attaqué par une coalition d'associations, principalement de riverains. Le taux de participation s'élève à 43,12%.

Les Genevois ont refusé les trois objets cantonaux. Les Genevois ont refusé les trois objets cantonaux. [République et canton de Genève - DR]

Ce scrutin constitue un nouveau revers pour la politique d'aménagement du territoire du Conseil d'Etat. En novembre, la densification du Petit-Saconnex et une modification de zone au Grand-Saconnex en vue d'un projet immobilier étaient refusées de justesse par le souverain.

Les deux zones en votation dimanche faisaient partie des grands projets prioritaires d'urbanisation du canton. Il s'agissait de pallier la pénurie de logements en construisant en ville, à proximité des transports publics. Quelque 2300 logements et 800 emplois devaient y voir le jour à l'horizon 2030.

Abolition de l'impôt sur les chiens

D'autre part, la taxe sur les chiens est maintenue à Genève. Le "non" l'emporte dimanche à 67,26% pour ne pas abolir cet impôt qui rapporte 2,1 millions de francs au canton et aux communes.

Adoptée par le Grand Conseil, grâce aux voix de l'UDC, du MCG, du PLR et d'Ensemble à Gauche, la suppression de la taxe sur les chiens faisait l'objet d'un référendum. Les partisans de l'abolition considèrent cet impôt comme injuste et discriminatoire, le chien, facteur de lien social, étant le seul animal de compagnie à être taxé.

Pour le comité référendaire, qui réunit des membres du PS, des Verts, du PDC et du PLR, cet impôt est nécessaire pour couvrir les coûts liés au nettoyage des déjections et à la mise à disposition de caninettes et de sacs. En charge de l'entretien de la voirie, les communes allaient être très impactées par sa suppression.

>> Le suivi en direct des votations du 9 février: Loyers abordables et norme anti-homophobie au menu du premier scrutin fédéral de l'année

ats/gma

Publié le 09 février 2020 à 12:14 - Modifié le 09 février 2020 à 21:10