Modifié

Absent à son audience à Genève, Dieudonné est reconvoqué en février

Dieudonné sera finalement entendu par la justice genevoise en février. [Zacharie Scheurer - Keystone/AP]
Dieudonné sera finalement entendu par la justice genevoise en février / Le Journal horaire / 18 sec. / le 17 janvier 2020
En tournée en France, Dieudonné n'a pas répondu à une convocation du Ministère public vendredi. Une nouvelle audience a été fixée début février. L'humoriste controversé est accusé d'avoir tenu des propos négationnistes lors de spectacles à Genève et Nyon.

Il y a eu un problème de communication, a fait savoir Pascal Junod, l'avocat de Dieudonné dans cette procédure, confirmant une information diffusée la veille par la Tribune de Genève. Le Ministère public a accepté les explications des défenseurs du polémiste. La discussion s'est bien passée, selon l'avocat. Le Parquet a fixé une nouvelle audience le 4 février, afin d'entendre le prévenu.

Deux plaintes

La Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (Cicad) est à l'origine des ennuis de Dieudonné avec la justice genevoise. L'association a déposé deux plaintes visant l'humoriste français de 53 ans, l'une pour discrimination raciale et l'autre pour injure.

Johanne Gurfinkiel, le secrétaire général de la Cicad, a précisé que lors de l'audience de vendredi, le procureur Stéphane Grodecki, à qui l'affaire a été confiée, a mentionné que Dieudonné était absent et non-excusé. Le rendez-vous a duré une dizaine de minutes et le magistrat a bien fait comprendre que l'humoriste n'aura pas de deuxième chance, a noté le représentant de la Cicad.

La Cicad accuse le polémiste d'avoir nié l'existence des chambres à gaz lors de ses spectacles donnés à Nyon en janvier 2019, ainsi qu'à Genève, en juin dernier. L'association luttant contre l'antisémitisme estime également avoir été injuriée publiquement par l'humoriste.

Nombreuses condamnations

Habitué des tribunaux, Dieudonné a été plusieurs fois condamné en France pour ses sorties antisémites. Le 27 novembre, il a été condamné à 9000 euros d'amende pour complicité d'injure à caractère antisémite, après la publication d'une vidéo et d'une chanson intitulées "C'est mon choaaa".

ats/jfe

Publié Modifié