Publié le 09 décembre 2019 à 14:54

Les Genevois voteront sur les logements en zones de développement

La loi permet de construire en zone de développement jusqu'à 70% de logements destinés à la vente (image d'illustration.)
Les Genevois voteront sur les logements en zones de développement Le Journal horaire / 1 min. / le 09 décembre 2019
La section genevoise de l'Asloca et ses partenaires ont déposé lundi leur référendum contre la nouvelle loi cantonale sur les zones de développement. Celle-ci fait la part trop belle aux PPE, dénoncent les opposants.

Muni de 7800 signatures (5227 signatures valables sont nécessaires à Genève), ce référendum a été lancé après le vote par le Grand Conseil de cette loi modifiant la loi générale sur les zones de développement (LGZD). Le texte définit les catégories de logements à construire en zone de développement.

Mais pour ses opposants, il permet "aux milieux immobiliers d’organiser la pénurie de logements abordables destinés à la classe moyenne et aux catégories les plus défavorisées de la population." Cette loi, en faisant la part belle aux PPE (propriétés par étage), ne répond pas aux besoins de la majorité de la population, disent-ils.

Trop de logements à la vente

Dans sa teneur actuelle, la loi permet de construire sur les terrains anciennement classés en zones villas jusqu'à 70% de logements destinés à la vente. Or, selon le comité référendaire, seules 18% des personnes peuvent acquérir leur logement, en raison des exigences de financement d'une telle opération.

La loi votée par le Grand Conseil ne prévoit par ailleurs que 25% de logements subventionnés dans ces zones de développement. Selon les opposants, ce ratio est "bien insuffisant" pour atteindre le minimum de 20% de logements d'utilité publique (LUP) sur l'ensemble du parc dans un délai raisonnable, comme le prévoit la loi sur les LUP.

Au côté de l'Asloca, le comité référendaire est composé du Rassemblement pour une politique sociale du logement, de la Ciguë, de la Codah, de la Collective des associations de quartier, du SIT, du parti socialiste, des Verts et d'Ensemble à gauche.

ats/oang

Publié le 09 décembre 2019 à 14:54