Publié le 09 novembre 2019 à 21:07

Manif à Genève contre les arbres sacrifiés sur l'autel du développement

La colère citoyenne contre l'abattage d'arbres s'est exprimée samedi à Genève.
Genève: 300 manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre l'abattage des arbres dans le canton 19h30 / 1 min. / le 09 novembre 2019
Près de 300 personnes ont manifesté samedi après-midi à Genève pour dire stop aux abattages d'arbres et au bétonnage. Cette démarche citoyenne visait à faire pression sur les autorités, appelées à "arrêter le massacre."

Les manifestants, qui ont défilé en scandant "Aux arbres citoyens!", ont symboliquement baptisé des arbres sur leur passage.

C'est le chantier des Allières, près des Eaux-Vives, qui a mis ce thème émotionnel sur le devant de la scène à Genève. Il doit permettre de construire des logements mais deux visions s'affrontent: le développement du canton contre la préservation de la nature. Pour les manifestants de samedi, le message est clair: les arbres ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel du développement.

"Il faut arrêter ce massacre", a relevé Jérôme Fontana de l'association Sauvegarde Genève, qui a initié cette démarche citoyenne. Selon une réponse du Conseil d'Etat à une question écrite urgente, 6600 arbres ont été autorisés à l'abattage en 2018. "On nous ment!", a déploré Jérôme Fontana qui veut de la transparence sur ces chiffres.

Annonce de nouveaux combats

Parmi les manifestants figuraient de nombreux représentants d'associations de quartiers. Ces derniers se disent prêts à mener de nouveaux combats pour sauver les arbres menacés par des chantiers, notamment à la Chevillarde à Chêne-Bougeries, à Pinchat ou encore aux Feuillantines, près de la Place des Nations, où le projet de la Cité de la Musique est prévu.

Appel à un moratoire

La colère citoyenne exprimée samedi trouve un écho au niveau politique: deux projets de loi ont été déposés au Grand Conseil pour instaurer un moratoire sur les abattages des arbres du canton. L’association Sauvegarde Genève va aussi déposer une pétition munie de plus de 7500 signatures.

ats/oang

Publié le 09 novembre 2019 à 21:07