Modifié le 17 août 2019 à 07:42

L'opération "zéro mégots" se poursuit en ville de Genève

À Genève, les policiers municipaux luttent et sévissent contre les mégots jetés par terre.
À Genève, les policiers municipaux luttent et sévissent contre les mégots jetés par terre. 19h30 / 2 min. / le 16 août 2019
A Genève, les mégots de cigarettes représentent une grande part des déchets retrouvés au sol. Les policiers municipaux sanctionnent cette infraction et peuvent l'amender. D'autres actions existent également pour lutter contre cette pollution.

Ils polluent l'environnement naturel, coûtent cher en ramassage à la collectivité – 30 millions par an à Genève – et sont des bombes chimiques à retardement...

L'impact des mégots jetés nonchalamment dans les rues n'est pas encore complètement connu, mais il est non-négligeable, tant ces bouts de cigarettes sont chargés en substances toxiques et composés de plastiques. Et ils mettent au moins 25 ans à se dégrader.

>> Regarder les cinq spots de la campagne anti-mégots de la Ville de Genève:

Entre le 24 septembre et le 19 novembre 2018, le service genevois de la Voirie a lancé une action anti-mégots avec notamment un système de recensement, via des "compteurs à mégots" placés sur cinq lieux de grande fréquentation. Au total, ce sont près de 20'800'000 mégots qui ont été jetés au sol durant ces huit semaines.

En flagrant délit, l'infraction peut coûter 100 francs

En ce vendredi estival, c'était la suite de l'opération "Zéro mégots" pour la police municipale de Genève: six agents ont arpenté les Rues basses de la ville à la recherche de fumeurs qui jetaient leur filtre de cigarette par terre.

Beaucoup de gens attrapés sur le fait avouent avoir pris de très mauvaises habitudes. Celle-là même que les pandores aimeraient voir disparaître: "C'est une infraction, donc nous sommes obligés de la sanctionner de manière préventive et répressive", explique Alexandre, agent de la police municipale de Genève.

Pris en flagrant délit, le contrevenant risque une amende de 100 francs, ou un simple rappel à l'ordre avec parfois une distribution de cendrier de poche. L'an dernier, la police municipale a infligé près de 300 contraventions.

Encourager le ramassage spontané

D'autres initiatives existent, comme celle de l'Association pour la sauvegarde du Léman qui a créé une application pour encourager le ramassage spontané des déchets. Depuis son lancement, plus de 32'000 mégots ont été récupérés au cours des différents nettoyages, comme l'explique Adrien Bonny, chargé de projets pour l'association: "Un mégot quand il se retrouve par terre, il a de bonnes chances de finir dans les grilles d'égouts avec le ruissellement des eaux. Les gens pensent qu'il va dans les stations d'épuration, mais en fait, le mégot finit dans le lac et en pollue ses eaux. Et l'eau du lac, on la boit!"

Une cigarette contient quelque 4000 substances, dont 250 sont nocives pour la santé et 50 sont cancérigènes: une bonne partie de ces éléments s'accumulent dans le filtre jeté à terre. Un seul mégot peut polluer jusqu'à 500 litres d'eau.

#FillTheBottle – Remplis la bouteille!

Sur Twitter et Instagram, cet impact sur l'environnement mobilise également. Fin juillet, un nouveau challenge a été lancé avec le hashtag #FillTheBottle.

Le principe est simple: il suffit de remplir une bouteille de mégots trouvés par terre, puis de poster le résultat de sa collecte sur les réseaux sociaux. L'idée est née grâce à une jeune fille nommée Amel.

>> Regarder le petit reportage de l'Agence France-Presse sur l'action #FillTheBottle:

Pour encourager les plus réticents, certains proposent même un cocktail gratuit contre un verre de mégots!

Mais il faudra aller à Alger, pour profiter de cette offre...

Sujet TV: Flore Amos et Hélène Joaquim

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

Publié le 16 août 2019 à 19:02 - Modifié le 17 août 2019 à 07:42