Modifié le 12 août 2019 à 09:10

Comment le PLR genevois a bénéficié d'un affichage à bon compte cet été

Les affiches sont restées beaucoup plus longtemps que prévu sur les panneaux du canton.
Comment le PLR genevois a bénéficié d'un affichage à bon compte cet été La Matinale / 2 min. / le 12 août 2019
Prévue sur une semaine début juillet, la campagne d'affichage du PLR genevois ne s'achève finalement que lundi. Un concours de circonstances est à l'origine de cette prolongation gratuite.

L'opération, qui a débuté le 1er juillet, aurait dû s'arrêter après sept jours. Il s'agissait pour le parti d'occuper le terrain au début des grandes vacances: "En attendant la rentrée, bon été à tous", dit le slogan. Ce message, qui se veut direct et sans prétention, a permis surtout de montrer la tête des sept candidats aux prochaines élections fédérales.

Mais durant l'été, les campagnes d'affichage se font plus rares et le tournus des placards ralentit. Conséquence: les 180 affiches du PLR, déjà acquises à prix cassés, sont restées en place durant six bonnes semaines - de quoi faire grincer des dents les autres partis.

"On a eu de la chance"

Le président du PLR genevois explique qu'il s'agit d'un bel effet d'aubaine mais jure que cela n'était pas planifié. "On pouvait imaginer au début que, peut-être, il y aurait un bonus puisque la période estivale est toujours un peu pauvre en affichage traditionnellement", reconnaît Bertrand Reich lundi dans La Matinale. "Mais la durée de cette prolongation est effectivement une surprise. Nous avons eu de la chance, c'est évident."

Afficher gratuitement des placards à caractère politique sur le domaine public n'est pas anodin, à quelques mois d'une élection majeure. Mais la pratique veut que l'on ne retire pas les affiches qui arrivent à échéance, pas plus qu'on ne les recouvre par un panneau blanc, même lorsqu'elles véhiculent un message politique.

Pas de restrictions avec ce type d'affiches

"C'est une campagne d'image qui est assez neutre, qui n'est pas du tout clivante", souligne Olivier Stüssi, responsable suisse de l'affichage analogique chez Neo Advertising qui gère les placards à Genève. "Donc il n'y a pas de restrictions particulières à avoir par rapport à ça."

Raphaël Leroy/oang

Publié le 12 août 2019 à 08:57 - Modifié le 12 août 2019 à 09:10