Publié le 11 juillet 2019 à 20:33

Epuisé, le personnel des urgences des HUG sera reçu par la direction

Un chantier a été lancé pour rénover les urgences des HUG d'ici 2023.
Epuisé, le personnel des urgences des HUG sera reçu par la direction Le Journal horaire / 21 sec. / le 11 juillet 2019
Le Service des urgences des Hôpitaux universitaires de Genève se dit "à bout" après la mise en place d'un projet de réorganisation et de rénovation début juin. Suite à une pétition remise jeudi, la direction a accepté une rencontre.

Après l'introduction, le 4 juin, du projet de réorganisation et de rénovation des urgences des Hôpitaux universitaires de Genève (PRRU), le constat du personnel des urgences est sans appel: la détérioration extrême des conditions de travail rend impossible le maintien de la qualité des soins dans un contexte de sous-effectif devenu chronique, écrit le syndicat SIT jeudi dans un communiqué.

Après quelques semaines de chantier, la situation n'est plus tenable et un risque réel pèse sur la sécurité des patients, poursuit le syndicat.

Large mobilisation du personnel

Et le personnel a décidé de se mobiliser: signée par la quasi-totalité des soignants selon le SIT, soit environ 150 personnes, la pétition dénonce les problématiques présentes au sein du service depuis bientôt deux ans.

Alors que l’objectif du PRRU était de réduire les délais entre le tri et l’évaluation primaire du patient et d’améliorer la situation, sa mise en oeuvre n’a fait qu’empirer le constat, relève Kevin Sanchez, secrétaire syndical aux HUG. Entre autres dysfonctionnements organisationnels du service, il souligne le manque de moyens, la pression sur les coûts, les patients à la chaîne.

Un contexte particulier

Les HUG ont donné une réponse positive à la pétition, avec un rendez-vous fixé à mardi prochain, a répondu de son côté le directeur général Bertrand Levrat. Ce dernier rappelle le contexte, avec un chantier à 28 millions de francs lancé pour rénover les urgences d'ici 2023. Toute une série de déménagements auront lieu ces prochaines années.

Cela nécessite un dialogue, reconnaît Bertrand Levrat, qui conteste cependant catégoriquement toute mise en danger des patients. "Le personnel des urgences fait un boulot remarquable. S'il est besoin de réformes, nous sommes ouverts. Des actions correctrices ont déjà été entreprises", souligne-t-il.

ats/oang

Publié le 11 juillet 2019 à 20:33