Modifié le 05 juillet 2019 à 12:42

Recours à Genève contre la lenteur de la procédure dans l'affaire Ramadan

L'islamologue Tariq Ramadan, photographié à New York.
Recours à Genève contre la lenteur de la procédure dans l'affaire Ramadan Le Journal horaire / 19 sec. / le 05 juillet 2019
Les avocats de la plaignante suisse dans l'affaire Ramadan ont saisi la Chambre pénale de recours. Ils dénoncent, dans leur document cité par plusieurs médias vendredi, "l'inactivité et le déni de justice du Ministère public genevois".

"Plus de quinze mois après le dépôt de la plainte (13 avril 2018, ndlr.) et plus d’un an après l’audition de notre cliente par la police, aucun acte d’instruction ne semble avoir été réalisé", s'insurgent les deux défenseurs de la plaignante.

Celle-ci accuse l'islamologue d’avoir abusé d’elle en 2008 dans un hôtel à Genève et de l’avoir séquestrée. Le parquet a ouvert une instruction pour "viol" et "contrainte sexuelle" le 11 septembre 2018.

Audiences annulées "sans explication"

Mais Tariq Ramadan n'a toujours pas été entendu dans cette procédure. "Certes, quatre audiences avaient été fixées en février et mars 2018 pour entendre le prévenu et une dizaine de témoins; elles ont toutefois été annulées par le Ministère public sans un mot d’explication", poursuivent les deux avocats qui invoquent aussi "une violation de la Convention européenne des droits de l'homme".

Contacté par la RTS, le Ministère public genevois explique que les démarches sont en cours. Les autorités françaises ont confirmé en avril "pouvoir assurer l'exécution de la demande d'entraide". Selon le Ministère public, "une convocation devrait parvenir aux intéressés dans les prochains mois".

ats/gr/vkiss

Publié le 05 juillet 2019 à 10:22 - Modifié le 05 juillet 2019 à 12:42

Tariq Ramadan remis en liberté

En France, l'islamologue a été mis en examen en février 2018 pour deux viols. Agé de 56 ans, l'homme a été remis en liberté à mi-novembre, après neuf mois de détention préventive.

Soumis à un contrôle judiciaire très strict, Tariq Ramadan a l'interdiction de quitter le territoire français. Dans ces deux affaires, le théologien affirme qu'il s'agissait de relations consenties.