Modifié le 13 mars 2019 à 15:38

A Genève, 9000 signatures contre le déclassement du Pré-du-Stand

La localisation du projet genevois sur la parcelle agricole du Pré-du-Stand.
9000 signatures contre le déclassement des terrains du Pré-du-Stand Le Journal horaire / 26 sec. / le 13 mars 2019
Le référendum cantonal contre le déclassement du Pré-du-Stand pour un projet d'aménagement a été déposé mercredi, muni de 9010 signatures. Les opposants s'inquiétaient notamment du lien entre le projet et l'affaire Pierre Maudet.

Le référendum cantonal est valide, puisqu'il dépasse confortablement les 5227 signatures nécessaires à Genève. Au nom du comité "Non au massacre de la zone agricole pour des bureaux vides!", le député d'Ensemble à gauche Pierre Vanek a relevé "la très bonne réception de ce référendum dans la population, qui trouve absurde de construire" sur la parcelle de 12,8 hectares. Le Grand Conseil avait voté le déclassement des terrains de la zone en janvier.

Le projet de quartier prévoit un pôle football cantonal, des bâtiments d'activités tertiaires, un équipement intercommunal et des espaces publics. "Il faut conserver la zone agricole pour des questions de souveraineté alimentaire et d'agriculture de proximité", a défendu le Vert Pierre Eckert. Construire des nouveaux bureaux alors que le canton compte déjà trop de surfaces inoccupées constitue un non-sens selon les opposants.

Acteur du dossier Maudet

Le montage financier "complexe" de ce projet inquiète aussi, selon le député d'Ensemble à Gauche Jean Batou. "La population craint que l'aménagement de Genève ne lui échappe en raison de capitaux venant de l'étranger, en l'occurrence du Golfe", explique-t-il. Un projet de loi prévoit un investissement de neuf millions de francs du canton dans le cadre d'un partenariat public-privé.

Enfin, l'investisseur, Capvest, pose problème. Cette société est contrôlée par Magid Khoury, l'un des deux acteurs du milieu de l'immobilier genevois, mis en prévention pour octroi d'un avantage dans l'affaire Pierre Maudet. La votation populaire sur ce déclassement de cette parcelle devrait avoir lieu en novembre.

ats/ani

Publié le 13 mars 2019 à 15:37 - Modifié le 13 mars 2019 à 15:38