Modifié le 08 mars 2019 à 11:11

Les Vert'libéraux genevois veulent abolir les rentes à vie des ministres

Les Vert'libéraux genevois veulent abolir les rentes à vie des conseillers d'Etat.
Les Vert'libéraux genevois veulent abolir les rentes à vie des Conseillers d’Etat La Matinale / 1 min. / le 08 mars 2019
Une initiative populaire lancée par les Vert'libéraux genevois prône une rente annuelle à la fin du mandat des conseillers d'Etat, sur une durée maximale de 24 mois, à hauteur de 70% du dernier traitement. Soit les mêmes conditions que pour l'assurance chômage.

Les Vert'libéraux genevois – parti minoritaire dans le canton – ont présenté jeudi un texte voulant "mettre sur un pied d'égalité les anciens conseillers d'Etat ou chanceliers avec le reste de la population du canton", en supprimant leur rente à vie.

Restaurer la confiance

Les initiants soulignent que d'autres cantons, comme le Valais, l'ont déjà fait. Alexandre Peyraud, président du parti, explique vendredi dans La Matinale qu'il s'agit aussi de restaurer la confiance envers les politiques, "en montrant que les politiciens ne sont pas là pour l'argent," mais "pour aider leurs concitoyens". Faut-il y voir un lien avec l'affaire Maudet? "C'est sans doute un déclencheur", admet-il, tout en précisant que le parti y pensait depuis quelque temps.

Concrètement, en 2018, les rentes des anciens conseillers d'Etat et chanceliers genevois ont coûté près de 3,1 millions de francs, selon le canton. Cette initiative veut donc en finir avec ce système, sans effet rétroactif.

Comme un citoyen au chômage

Les Vert'libéraux chargent le Grand Conseil de cette révision. Mais avec tout de même certains souhaits, telle qu'une rente annuelle à la fin du mandat sur une durée maximale deux ans.

>> Ecouter l'interview d'Alexandre Peyraud, président des Vert'libéraux genevois:

Alexandre Peyraud, président des Vert'libéraux genevois
ge.ch
La Matinale - Publié le 08 mars 2019

Histoire d'accompagner un ancien ministre de la même manière qu'un citoyen qui se retrouverait au chômage: "Le but, ce n'est pas qu'ils soient défavorisés face à des employés normaux," remarque Alexandre Peyraud. "Peut-être faut-il qu'ils aient un accompagnement un peu plus évolué ou complet parce qu'ils sont retirés du circuit professionnel: nous restons ouverts sur ces points-là".

Les initiants ont désormais quatre mois pour récolter les 5227 signatures requises, très exactement.

Sujet radio: Guillaume Rey

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

Publié le 08 mars 2019 à 09:05 - Modifié le 08 mars 2019 à 11:11