Modifié le 03 mars 2018

Gauche et droite divisées à Fribourg pour l'élection au Conseil d'Etat

FR: l’élection complémentaire au Conseil d’Etat ne verra pas les alliances traditionnelles
FR: l’élection complémentaire au Conseil d’Etat ne verra pas les alliances traditionnelles 19h30 / 2 min. / le 20 février 2018
Sept candidats sont en lice dimanche lors de l'élection complémentaire visant à trouver un successeur à la démissionnaire Marie Garnier au Conseil d'Etat fribourgeois. Ce scrutin voit les alliances traditionnelles remises en cause.

Soupçonnée de violation du secret de fonction et mise sous pression pendant plusieurs mois, l'écologiste Marie Garnier a annoncé sa démission du Conseil d'Etat le 8 novembre.

Les citoyens fribourgeois sont ainsi appelés le 4 mars à élire le ou la successeur de la Verte au gouvernement cantonal. L'un des principaux enjeux de ce scrutin est la préservation ou non du siège écologiste, tant face au Parti socialiste que face à la droite. L'actuel équilibre droite-gauche (4-3) est également au coeur de cette élection complémentaire, tout comme la représentation féminine au gouvernement.

Sept candidats dont quatre favoris

Le Conseil d'Etat est actuellement à majorité bourgeoise avec 3 PDC (Georges Godel, Jean-Pierre Siggen, Olivier Curty) et 1 PLR (Maurice Ropraz) face à 2 PS (Anne-Claude Demierre, Jean-François Steiert) et 1 Verte (Marie Garnier).

Sept candidats sont en lice pour cet unique fauteuil avec quatre favoris: la députée verte Sylvie Bonvin-Sansonnens, la conseillère nationale socialiste Valérie Piller Carrard, le président de l'UDC Ruedi Schläfli et l'ex-président du PLR Didier Castella.

Trois autres prétendants moins connus sont également en lice. Il s'agit de Philippe Nahum (PBD), Claudio Rugo (Parti des artistes) et Maya Dougoud (Energie citoyenne).

Pas d'entente à gauche

Cette complémentaire a une dimension particulière, car les alliances traditionnelles n'ont pas pu être reconduites, tant à gauche qu'à droite. La gauche tout d'abord, qui a tout à perdre le 4 mars et qui pourrait n'avoir plus que deux conseillers d'Etat en cas de défaite, n'a pas réussi à s'entendre.

Craignant le manque d'expérience de la candidate verte Sylvie Bonvin-Sansonnens, le Parti socialiste a choisi de présenter une candidate expérimentée et davantage connue, conseillère nationale, pour rester à trois au gouvernement. Mais les Verts y ont vu une trahison.

>> Valérie Piller Carrard et Sylvie Bonvin-Sansonnens en concurrence:

FR - Election au Conseil d’Etat: portrait de Valérie Piller Carrard et Sylvie Bonvin-Sansonnens
12h45 - Publié le 12 février 2018

PLR et UDC ambitieux, mais pas unis

Face à cette désunion, la droite pourrait encore augmenter sa mainmise sur le Conseil d'Etat, mais elle ne part pas non plus unie.

Le PDC, majoritaire avec trois représentants, a choisi de rester en retrait, mais a décidé de soutenir le candidat libéral-radical, au grand dam de l'UDC. Fort de cet appui et au vu de ses derniers bons résultats électoraux, le PLR espère pouvoir obtenir un deuxième siège.

Mais l'UDC, premier parti fribourgeois lors des dernières élections fédérales avec 25% des suffrages, entend également tirer son épingle du jeu et revenir au Conseil d'Etat après une absence d'une vingtaine d'années. En 2016, le parti avait trouvé une alliance avec le PLR et le PDC, avec à la clé quatre élus, mais aucun de l'UDC. Des discussions ont à nouveau eu lieu entre le PLR et l'UDC, mais elles n'ont pas abouti.

>> Les ambitions de la droite:

FR: la droite veut récupérer des sièges au Conseil d'Etat
12h45 - Publié le 13 février 2018

boi

Publié le 03 mars 2018 - Modifié le 03 mars 2018