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Tenue correcte minimum exigée en classe par l'exécutif fribourgeois

Le gouvernement fribourgeois évoque le respect pour mettre fin à la polémique des soutiens-gorges. [RTS]
Le gouvernement fribourgeois évoque le respect pour mettre fin à la polémique des soutiens-gorges / Le 12h30 / 1 min. / le 8 juin 2021
A Fribourg, la polémique des soutiens-gorges qui avait embrasé la vie estudiantine en début d'année a trouvé son épilogue. Après un long silence, le Conseil d'Etat fribourgeois exige de ses élèves une tenue correcte en cours.

Le gouvernement fribourgeois a pris son temps pour trancher l'épineuse question de la tenue des étudiants en classe. Dans une réponse à une question de deux députées, le gouvernement cantonal précise qu'il s'agit d'une question de respect, et non pas de sexisme.

Bien que tardive, la réponse du Conseil d'Etat semble réfléchie, car le sujet est très sensible. L'exécutif réitère sa confiance dans le corps enseignant et précise que les étudiantes et étudiants doivent venir en classe avec une tenue vestimentaire adéquate.

Selon les autorités fribourgeoises, une tenue correcte minimum est exigée. Elles estiment que c'est une question de savoir-vivre, de respect et que cela fait partie de l'éducation.

A l'échelle romande, les bureaux d'égalité sont en train de rédiger un code sur les tenues vestimentaires au niveau de l'enseignement secondaire.

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Soutiens-gorges suspendus

Au goût de certains professeurs, les autorités fribourgeoises ont prix beaucoup trop de temps à se positionner. Depuis l'hiver dernier, leur silence était considéré comme coupable.

Pour rappel, la polémique des soutiens-gorges suspendus aux grilles d'un collège avait éclaté en février dernier, après qu'un enseignant a demandé à une élève d'en porter un sous son t-shirt.

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Cette affaire s'était ensuite envenimée sur les réseaux sociaux avec le hastag "Balancetonprof", qui avait débouché sur la suspension de trois professeurs de l'école professionnelle des arts appliqués.

En parallèle, deux associations d'enseignants, les étudiants, des mouvements féministes et deux députées avaient demandé au gouvernement fribourgeois de prendre position.

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Fabrice Gaudiano/jfe

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