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Le projet de l'institut agricole de Grangeneuve (FR) a dû être corrigé

Des vaches mangent de l'herbe dans une étable.  [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Le gouvernement fribourgeois va recarder le projet de la nouvelle ferme-école de l'institut agricole de Grangeneuve / La Matinale / 2 min. / le 27 mai 2020
Le projet de la nouvelle ferme-école de l'institut agricole de Grangeneuve (FR) a été corrigé. Le but: éviter une débâcle similaire à celle de la pisciculture d'Estavayer.

L'institut Grangeneuve, dédié à la formation des métiers du lait et de l'agriculture, est un projet-phare du canton de Fribourg. Les travaux, devisés à près de 7 millions de francs, ont démarré l'été dernier. De nombreux défauts ont dû être corrigés, a appris la RTS.

Selon le bureau d'architectes chargé de la construction de la ferme-école, les soucis seraient liés à la finition de certains travaux, comme un chemin d'accès trop étroit où les vaches n'auraient pas pu se croiser, une fosse à lisier pas étanche ou encore l'absence d'une route pour tracteurs autour du bâtiment.

Sans ces corrections, un "remake" de la pisciculture d'Estavayer était programmé. Pour rappel, l'édifice est neuf mais des défauts de construction et de conception l'ont rendu inexploitable.

>> Lire: Minée par les défauts, la pisciculture d'Estavayer sera abandonnée

Ainsi, pour éviter un nouveau désastre, les autorités ont dû intervenir: "Des choses ont été corrigées et des experts externes ont encadré le projet", a expliqué Corinne Rebetez, chargée de communication pour la Direction des constructions fribourgeoises, dans La Matinale de mercredi.

Un institut exemplaire

Par ailleurs, les autorités ont aussi confirmé des coûts supplémentaires estimés à 700'000 francs.

Cette future ferme-école se veut exemplaire et à la pointe de la technologie. Elle ambitionne de faire de l'institut de Grangeneuve un campus d'envergure nationale dédié à la formation et à la recherche agricole.

Après le fiasco de la pisciculture d'Estavayer, le gouvernement fribourgeois n'a plus le droit à l'erreur.

Fabrice Gaudiano/lan

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