Modifié le 02 décembre 2019 à 08:42

Chômage partiel accordé à Fribourg à des urbanistes victimes d'un blocage

Un bureau d'urbanistes fribourgeois a demandé et obtenu le chômage partiel.
Chômage partiel accordé à Fribourg à des urbanistes victimes d'un blocage La Matinale / 1 min. / le 02 décembre 2019
Un bureau d'urbanistes fribourgeois a demandé et obtenu le chômage partiel, a appris la RTS. Cette requête est liée au blocage de près de la moitié des révisions de plans d'aménagement des communes du canton, en attente d'une décision du Tribunal fédéral.

L'affaire est emblématique d'un potentiel cafouillage des autorités dans l'application du nouveau plan directeur cantonal fribourgeois. Cette requête concerne environ dix personnes, pour un taux de chômage technique à mi-temps.

"Concrètement, il s'agit d'une entreprise qui travaille dans le secteur de l'aménagement du territoire avec une clientèle qui est essentiellement constituée de communes. On a pu prouver que la situation qui s'est développée jusqu'au Tribunal fédéral concernant les plans d'aménagement locaux la touche fortement. C'est vraiment une situation particulière, qui lui donne droit au chômage partiel", explique lundi Olivier Curty, conseiller d'Etat fribourgeois en charge de l'Economie.

Dans le cadre du nouveau plan directeur fribourgeois, une décision du Tribunal cantonal a invalidé près de la moitié des révisions de plans d'aménagement communaux, dont celui de la ville de Bulle.

"Cette décision nous inquiète"

Pris en défaut, le gouvernement a fait recours au Tribunal fédéral. Mais dans l'attente d'un verdict, tous les dossiers sont gelés. Comme cette paralysie risque de durer, d'autres demandes de chômage partiel pourraient arriver, ce qui préoccupe les autorités.

"On est très actifs aussi dans le domaine de la construction. Evidemment, une telle décision nous inquiète. Après, chaque autorité prend les décisions qu'elle doit prendre. Pour nous, ça serait important qu'il y ait bientôt le verdict du Tribunal fédéral pour pouvoir savoir à quelle sauce on sera mangé", indique Olivier Curty.

Cette problématique frappe également certains groupes fribourgeois actifs dans la construction. Toutefois, selon une jurisprudence fédérale et au grand regret du gouvernement, ils ne pourront pas demander de chômage technique.

Fabrice Gaudiano/gma

Publié le 02 décembre 2019 à 08:23 - Modifié le 02 décembre 2019 à 08:42