Modifié le 07 août 2019 à 16:08

L'islam, religion la plus débattue en politique cantonale, selon une étude

Des chapelets musulmans et un Coran, photographiés dans la salle de prière de la mosquée de Payerne.
L'islam est la religion qui suscite le plus de débats en politique cantonale, selon une étude fribourgeoise Le 12h30 / 1 min. / le 07 août 2019
L'islam est la religion qui suscite le plus de débats dans les législatifs cantonaux, loin devant les autres confessions. C'est ce qui ressort d'une étude récente de l'Institut de droit des religions de l'Université de Fribourg.

Selon cette étude, 60% de toutes les interventions parlementaires ayant trait à la religion concernent l'islam, contre seulement 30% pour le christianisme. L'équipe de recherche a passé au crible près de 140 interventions parlementaires sur des thématiques religieuses déposées entre 2010 et 2018, dans 15 cantons jugés représentatifs.

Il en ressort que les discussions concernant l'islam reposent en grande partie sur les interventions parlementaires de l'UDC. A elle seule, cette formation politique en a déposé 33. Le PDC occupe le deuxième rang avec neuf interventions ayant trait à l'Islam. Viennent ensuite le PLR et le PS avec six interventions chacun.

L'UDC s'avère donc être le principal catalyseur des débats politiques sur la religion, en particulier l'islam. Ses interventions - concernant l'islam - reflètent des inquiétudes de plusieurs ordres, comme la cohabitation pacifique, les codes vestimentaires ou l'homophobie. Les prêcheurs de haine, les risques pour la sûreté et la radicalisation font également parti des thèmes récurrents.

Les églises face à un vent de sécularisation

Cette étude montre également que toutes les églises affrontent un vent de sécularisation de plus en plus puissant. Ce travail de l'institut de droit de l'Université de Fribourg arrive effectivement à la conclusion que dans leurs interventions parlementaires, les députés cantonaux ne s'engagent que rarement en faveur des églises.

Le plus souvent, leurs interventions concernent leur financement et leurs privilèges, voire leur place au sein des écoles, avec notamment le débat sur le crucifix dans les salles de classe.

Maurice Doucas/jvia 

Publié le 07 août 2019 à 13:01 - Modifié le 07 août 2019 à 16:08