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La gauche bernoise part au combat contre la loi révisée sur l’aide sociale

Un comité veut rendre la nouvelle loi bernoise sur l'aide sociale moins pénalisante. [Christof Schürpf - Keystone]
La gauche bernoise part au combat contre la loi révisée sur l’aide sociale / Le 12h30 / 1 min. / le 11 avril 2018
Un comité, constitué des partis de centre-gauche et d'organisations sociales, a annoncé mercredi le lancement d’un "projet populaire" pour soumettre aux Bernois une version modifiée de la loi cantonale sur l’aide sociale.

Ce "comité pour une aide sociale efficace" est emmené par le Parti socialiste, les Verts, le Parti évangélique et toutes sortes de syndicats et d'organisations ou d’institutions sociales. Il a en ligne de mire la révision de la loi telle qu'acceptée il y a deux semaines par le Grand Conseil.

>> Lire à ce sujet: Les montants de l'aide sociale dans le canton de Berne revus à la baisse

Cette nouvelle mouture fait du canton de Berne le premier du pays à ne plus respecter les barèmes de la Conférence suisse des institutions d'action sociale (CSIAS). Le canton de Berne pourra dorénavant couper jusqu'à 8% de ces tarifs minimaux.

Une situation jugée inadmissible par le comité à l'origine de ce "projet populaire", aussi appelé référendum constructif, qui propose une version qui se veut à la fois plus efficace et moins pénalisante pour les bénéficiaires de l'aide sociale.

Réinsérer les plus de 55 ans

Selon les opposants, pour être efficace il faut, d’une part, respecter les normes CSIAS. D’autre part, il faut mettre en place un système de perfectionnement ciblé pour les demandeurs d’emploi.

Changement de paradigme essentiel, les personnes qui se retrouvent au chômage à plus de 55 ans ne devraient plus devoir solliciter l’aide sociale, mais recevoir des prestations complémentaires. Cela permettrait de les maintenir dans les offices de placement et d'augmenter leurs chances de réinsertion.

Alain Arnaud/lgr

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Le projet populaire, une spécificité bernoise

Le projet populaire est un instrument de démocratie populaire qui n'existe pas au niveau fédéral. Il permet à 10'000 citoyens de combattre un projet de loi ou un arrêté de principe en présentant leur propre projet.

Le corps électoral peut ensuite approuver l'un ou l'autre projet, ainsi que les accepter ou les refuser tous les deux. Il exprime également sa préférence si les deux projets sont approuvés.