Modifié le 07 octobre 2017

Des arrestations à Berne après une manifestation de la gauche alternative

Des policiers dans les rues de la ville de Berne, vendredi 6 octobre 2017.
Des policiers dans les rues de la ville de Berne, vendredi 6 octobre 2017. [Peter Klaunzer - Keystone]
La manifestation non autorisée de la gauche alternative n'a pas donné lieu à des affrontements vendredi soir à Berne. Aucun dégât matériel n'est à déplorer. Mais la police a tout de même conduit 29 personnes au poste.

Depuis la fin d'après-midi, des policiers en tenues anti-émeutes effectuaient des contrôles de personnes. Les 29 individus arrêtés ont été relâchés dans la nuit, sauf un qui était recherché, a indiqué samedi la police bernoise. Des cagoules et des sprays au poivre ont également été saisis.

L'important dispositif de sécurité a tué la manifestation dans l'oeuf. "Une manifestation au centre-ville a pu être évitée", écrit la police.

Date symbolique

L'appel à manifester émanait de cercles de la gauche alternative. La date choisie, le 6 octobre, ne devait rien au hasard. Dix ans plus tôt jour pour jour, policiers et autonomes de gauche s'affrontaient en vieille ville.

Les organisateurs considèrent la "stratégie répressive" utilisée à Berne contre des manifestations antifascistes comme "un signal dangereux". Les milieux fascistes, racistes et sexistes se sentent ainsi légitimés, ont-ils fait savoir via les réseaux sociaux.

ats/ta

Publié le 07 octobre 2017 - Modifié le 07 octobre 2017