Modifié le 09 mars 2017 à 13:02

L'UDC attaque l'exécutif de Berne après les violentes manifestations

L'UDC accuse "l'indigence des politiciens de la gauche bernoise" après les manifs.
L'UDC attaque l'exécutif de Berne après les violentes manifestations Le 12h30 / 2 min. / le 09 mars 2017
Alors qu'un jeune UDC annule une manifestation prévue prochainement, le parti s'en prend à la Municipalité de Berne. Il dénonce un exécutif de gauche incapable d'assurer la sécurité.

"Il aurait pu y avoir des morts, on n'a pas voulu prendre le risque", a expliqué mercredi le jeune UDC bernois Nils Fiechter en annonçant qu'il annulait la manifestation prévue le 18 mars à Berne contre la non-application de l'initiative contre l'immigration de masse. Elle était autorisée mais les menaces des milieux d'extrême-gauche l'ont emporté dans une capitale incapable de garantir la sécurité, a expliqué l'organisateur.

Municipal en charge de la Sécurité en Ville de Berne, le PDC Reto Nause réagit en parlant d'un affront. "Bien sûr que nous aurions assuré le déroulement pacifique de cette manifestation, on avait tout prévu dans ce sens", assène-t-il.

Berne serait devenue l'otage des extrémistes de gauche

L'UDC Suisse, elle, profite de cette affaire pour tirer à boulets rouges contre la municipalité de la Ville fédérale. Elle accuse "l'indigence des politiciens de la gauche bernoise, qui non seulement tolèrent ces agissements violents d'extrémistes de gauche mais qui en sont même devenus entre-temps les otages."

Le conseiller national UDC Andreas Glarner a d'ailleurs déposé mercredi une motion qui propose de couper les subventions fédérales à la Ville de Berne aussi longtemps qu'elle ne mettra pas au pas les activistes de l'ancien manège. Autrement dit, il demande la fermeture de la Reithalle.

Les réactions de l'UDC plus calculées qu'il n'y paraît?

Certains murmurent que le parti avait tout intérêt à ce que la manifestation n'ait pas lieu. L'UDC ne tenait sans doute pas tellement à voir plusieurs de ses membres s'afficher aux côtés de militants d'extrême droite, protégés par des centaines de policiers.

Or maintenant, les organisateurs ont non seulement pu faire passer leur message dans les médias mais ils peuvent se poser en victimes. C'est finalement tout bénéfice pour eux, mais résolument mauvais pour l'image de la ville et encore plus pour les agitateurs de gauche.

Alain Arnaud/oang

Publié le 09 mars 2017 à 12:54 - Modifié le 09 mars 2017 à 13:02