Modifié le 07 novembre 2014 à 19:43

La socialiste bernoise Margret Kiener Nellen au centre d'une polémique fiscale

La conseillère nationale socialiste bernoise Margret Kiener Nellen.
La conseillère nationale Margret Kiener Nellen s'explique sur sa situation fiscale Le 12h30 / 2 min. / le 07 novembre 2014
La conseillère nationale Margret Kiener Nellen (PS/BE), accusée par la Weltwoche, s'est expliquée vendredi sur sa situation fiscale ainsi que celle de son mari.

La conseillère nationale bernoise Margret Kiener Nellen est au coeur d'une polémique depuis que la Weltwoche a révélé qu'elle et son mari ont déclaré un revenu nul pour l'année 2011. La socialiste s'est expliquée sur la situation fiscale de son couple vendredi lors d'une conférence de presse.

L'élue est l'égérie alémanique de la lutte au Parlement pour la transparence et contre les arrangements fiscaux. Début 2014, elle demandait la démission du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann après les révélations de pratiques d'optimisation fiscale de son groupe industriel.

Rachat du 2e pilier

Après les accusations de la Weltwoche jeudi, en pleine campagne sur les forfaits fiscaux en votation le 30 novembre, la conseillère nationale a présenté ses feuilles d'impôts et s'est autoflagellée. Elle a expliqué que son mari a effectué cette année-là un rachat de son 2e pilier à hauteur de 400'000 francs.

C'est cet achat, unique et déductible, qui a fait que le couple Kiener Nellen n'a pas payé en 2011 d'impôts sur le revenu. Si Monsieur Nellen n'avait pas effectué cette opération de rachat, le couple aurait probablement payé 85'000 francs au fisc bernois.

Stéphane Deleury/kkub

Publié le 07 novembre 2014 à 13:23 - Modifié le 07 novembre 2014 à 19:43

"Faute politique", mais pas de démission

Alors qu'il ne s'agit pas d'un cas d'optimisation fiscale ni d'une opération illégale, Margret Kiener Nellen a qualifié la situation de "faute politique" pour une élue de gauche.

"J'aurais dû dissuader mon mari  de faire cela", a déclaré la Bernoise, qui qualifie l'acte de "stupide".

Interrogée vendredi par la RTS, l'élue a exclu de démissionner.