Modifié le 11 février 2013

Le contrôle officiel suisse des chronomètres de retour à Saint-Imier

Le nouveau bureau du COSC de Saint-Imier, fermé en 1978, remplacera celui de Genève.
Le nouveau bureau du COSC de Saint-Imier, fermé en 1978, remplacera celui de Genève. [Martin Ruetschi - ]
Saint-Imier (BE) va retrouver un bureau du contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC), 35 ans après sa fermeture en raison d'un manque de mouvement à contrôler. Il remplacera celui de Genève qui fermera en juin.

L'Arc jurassien va redevenir le haut lieu de la certification de la précision des mouvements horlogers. Le bureau genevois du COSC, le contrôle officiel suisse des chronomètres, va fermer pour renaître à Saint-Imier, dans le Jura bernois.

Les deux autres bureaux de contrôle du COSC sont situés à Bienne (BE) et au Locle (NE). Ces trois entités seront donc à proximité des lieux de production, a relevé lundi le président du COSC Germain Rebetez.

Le bureau de Genève, région où le volume de production n'est pas aussi important que qu'entre Granges (SO) et la Vallée de Joux (VD), fermera en juin.

Entre 20 et 30 nouveaux emplois à Saint-Imier

En 2012, ce sont près de 2 millions de certificats de précision qui ont été délivrés par le COSC. Quelque 3% des montres suisses vendues dans le monde sont certifiées dans un de ses bureaux.

Les principaux clients sont Rolex, avec 600'000 pièces, des marques du groupe Swatch, avec 600'000 pièces également et Breitling, avec 250'000 pièces.

L'ouverture du bureau officiel suisse de contrôle des chronomètres au mois d'août permettra de créer de 20 à 30 emplois à Saint-Imier et donnera à cette ville une nouvelle visibilité.

"Saint-Imier est un des berceaux des pionniers en matière de chronométrie, donc du comptage du temps qui passe", a affirmé Germain Rebetez.

ats/gchi

Publié le 11 février 2013 - Modifié le 11 février 2013

Un bureau qui avait fermé en 1978

La cité imérienne avait déjà abrité un bureau du COSC mais la crise horlogère des années 70 avait conduit à sa fermeture en 1978, faute d'un nombre suffisant de mouvements à contrôler, a rappelé le maire Stéphane Boillat.

Une société anonyme d'utilité publique, détenue par la municipalité, investira 1,5 million de francs et mettra en place l'entreprise.

Le COSC ne fabrique pas les chronomètres, il certifie seulement que les horlogers ont mis en place cette forte valeur ajoutée à leurs produits. Ces bureaux de contrôle ont pour mission de tester les mouvements déposés par les fabricants.