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Un UDC ne peut pas soutenir le certificat Covid, c'est "incompatible"

L'invité de La Matinale (vidéo) - Manfred Bühler, nouveau président de UDC Berne [RTS]
L'invité de La Matinale (vidéo) - Manfred Bühler, nouveau président de UDC Berne / L'invité-e de La Matinale (en vidéo) / 10 min. / le 14 septembre 2021
"Je mords les idées politiques et jamais les personnes", a lancé mardi Manfred Bühler dans La Matinale de la RTS. Le premier président francophone de l'UDC bernoise a aussi estimé que le soutien à l'extension du certificat Covid "est incompatible" avec son parti.

Adepte d'une ligne politique "claire et constante" pour convaincre la population, Manfred Bühler entend montrer que les partisans de l'UDC sont "des gens normaux et que nous ne sommes pas des espèces de fachos qui hurlent contre tout et n'importe quoi".

"On peut avoir des débats durs", mais "je mords les idées politiques et jamais les personnes", a indiqué dans La Matinale le premier président francophone de l'UDC bernoise, élu à ce poste le 6 juillet.

"On ne peut pas restreindre la liberté de choix"

Manfred Bühler se positionne clairement contre l'extension du certificat Covid. "Si en tant qu'UDC, on est pour un maximum de libertés dans tous les domaines de la vie, on ne peut pas être pour le pass sanitaire, c'est juste incompatible". "Je n'ai rien contre le vaccin", mais "on ne peut pas restreindre la liberté de choix", ajoute celui qui est aussi maire de Cortébert, dans le Jura bernois.

Interrogé sur la photo du conseiller fédéral Ueli Maurer portant un T-shirt des "Freiheitstrychler", un groupe de sonneurs de cloches fermement opposé aux mesures de lutte contre le coronavirus, Manfred Bühler estime qu'il n'y a pas de rupture de collégialité par le simple fait de porter un habit "bien innocent". "A ma connaissance Ueli Maurer n'a pas dit expressément qu'il désapprouvait telle ou telle décision du Conseil fédéral".

Ces clichés pris lors d'une réunion de l'UDC de la commune de Wald (ZH) ont circulé sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, s'il déplore le ton adopté par le président de l'UDC suisse Marco Chiesa envers les villes de gauche qui "mènent une politique qui défend les parasites", Manfred Bühler juge toutefois que "sur le fond il y a un vrai sujet" sur la manière de dépenser de l'argent publique et la façon de le répartir entre villes et campagnes.

>> Lire aussi: L'UDC propose des mesures contre "la politique nuisible des villes de gauche"

Propos recueillis par David Berger

Adaptation web: Caryl Bussy

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