Modifié le 17 mai 2019 à 20:55

Le sort de Swissmetal dépend du bon vouloir d'une banque chinoise

L'avenir de Swissmetal à Reconvilier dépend d'une banque chinoise. Elle bloque la reprise de l'usine par Swiss Team.
L'avenir de Swissmetal à Reconvilier dépend d'une banque chinoise. Elle bloque la reprise de l'usine par Swiss Team. 19h30 / 2 min. / le 17 mai 2019
Le sauvetage de l'entreprise Swissmetal, basée à Reconvilier (BE), ne tient qu'à un fil. Ce fleuron industriel avait été racheté il y a six ans par le groupe chinois Baoshida et c'est une banque de ce même pays qui décidera de sa faillite.

La direction et le repreneur potentiel ont convoqué la presse vendredi matin. Swissmetal, anciennement La Boillat, produit toujours sur ses sites de Reconvilier et de Dornach (SO), mais peut-être plus pour longtemps.

En sursis concordataire, le délai échoit le 22 mai. Swissmetal avait été racheté par le groupe chinois Baoshida, qui avait placé à sa tête un compatriote, aujourd'hui en détention préventive pour gestion déloyale. L'homme avait emprunté 15 millions d'euros auprès de la China Development Bank, montant qu'il a dilapidé, mais auquel la banque ne veut pas renoncer.

>> Regarder: "L'entreprise Swissmetal joue sa survie. Un bras de fer s'est engagé entre un entrepreneur suisse et une banque chinoise"

L'entreprise Swissmetal joue sa survie. Un bras de fer s'est engagé entre un entrepreneur suisse et une banque chinoise.
19h30 - Publié le 10 mai 2019

Swiss Team à la rescousse?

André Rezzonico dirige la société Swiss Team, qui se propose de racheter Swissmetal et de lui éviter la faillite. Mais pas de reprendre les 15 millions de dettes.

"Je lance un appel à la banque chinoise. Comportez-vous comme on doit se comporter en territoire suisse si vous voulez faire des affaires ici. Ils ont prêté, ils ont perdu. Cela arrive. Aujourd'hui, rendez ces gages demandés illicitement. Ils auront droit à un petit dividende. Je lance aussi un appel à l'ambassadeur de Chine à Berne, il a la responsabilité de raisonner sa banque. Enfin, je sollicite le soutien continu de nos autorités suisses, je sais qu'elles travaillent en coulisse et j'espère qu'elles vont le faire de manière de plus en plus ferme", déclare le dirigeant dans le 12h30 de la RTS.

A noter qu'André Rezzonico a souligné vendredi sa volonté de sauver l'entreprise quoi qu'il arrive. Quitte à enterrer Baoshida, et faire renaître Swissmetal.

Alain Arnaud/gma

Publié le 10 mai 2019 à 13:04 - Modifié le 17 mai 2019 à 20:55