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Stockons le CO2 dans les prés grâce à l'humus, propose un élu bernois

Né en Allemagne, très développé en Suisse alémanique, le concept des Forêts du souvenirs peine encore à s’implanter en terres romandes.
Lorsque les feuilles tombent sur le sol, les vers de terre et les micro-organismes les dégradent en humus. Ainsi le CO2 se trouve séquestré dans le sol pour des milliers dʹannées. [DR]
Un député UDC au législatif de Berne propose de favoriser le stockage du CO2 dans les champs en augmentant la couche d'humus, une manière peu connue de contrer l'émission des gaz à effet de serre.

Si la méthode est peu connue, elle est néanmoins reconnue par des scientifiques de l'Institut national français de la recherche agronomique, explique Le Matin Dimanche. Pour augmenter cette couche dans les champs, il suffit notamment d'y laisser pourrir les déchets verts et de suivre quelques règles.

Le Bernois Daniel Lehmann appelle donc la Confédération à sensibiliser les paysans et à leur fournir les moyens nécessaires, notamment en réorientant des subventions agraires en faveur de cette méthode. Car, selon lui, il est possible de retenir 30 tonnes de CO2 par hectare cultivé.

300'000 tonnes de CO2

En Suisse, il serait ainsi possible théoriquement de séquestrer 9 millions de tonnes de CO2 dans le sol, soit la quantité émise par 1,8 million d’habitants du pays.

Les autorités avancent elles plutôt une séquestration de 300'000 tonnes de CO2, en partie car tous les paysans ne vont pas participer à l’effort.

>> Ecouter le reportage de Vacarme sur le fonctionnement et les enjeux de cette méthode:

Les forêts jouent un rôle important pour l’équilibre climatique.
Petair -
Vacarme - Publié le 12 avril 2019

ats/kkub

Publié dimanche à 08:44 - Modifié dimanche à 10:04