Modifié le 25 février 2019 à 12:57

Berne veut un "centime propreté" pour taxer les producteurs de déchets

Des déchets dans la rue.
Berne veut un "centime propreté" pour taxer les producteurs de déchets Le 12h30 / 1 min. / le 25 février 2019
La ville de Berne a présenté lundi son projet de "centime pour la propreté". Il prévoit de taxer les commerces et les organisateurs d’événements qui produisent des déchets, selon le principe du pollueur-payeur.

Aujourd’hui, vider les poubelles ou nettoyer l’espace public est financé par les impôts. Mais des Bernois adeptes du zéro déchet, ennemis jurés des sacs en plastique, ne s’approvisionnent qu’en vrac dans les épiceries bio et préfèrent jeûner plutôt que d’entrer dans un fast food.

Pourtant c’est bien avec leurs impôts que la ville élimine les montagnes de déchets produits par d’autres. D’où l’idée de taxer les commerces, les organisateurs, ceux qui génèrent les déchets.

Mais leur facture pourra baisser s’ils prennent des mesures pour limiter la production de détritus, par exemple en installant des poubelles, en disposant d’un service de nettoyage de l’espace public, ou en proposant des gobelets et des couverts réutilisables.

Au plus tôt dans deux ans

Cette solution couve depuis des années en Ville de Berne. Elle répond à un arrêt du Tribunal fédéral de 2012 qui consacrait le principe du pollueur-payeur pour la gestion des déchets urbains à Berne. D’autres villes vont donc devoir s’inspirer de l’exemple de la capitale.

La proposition part lundi en consultation, elle suscite évidemment beaucoup d’oppositions et sera sans doute combattue par référendum. Dans le meilleur des cas, ce centime pour la propreté deviendra réalité dans deux ans.

Alain Arnaud/vkiss

Publié le 25 février 2019 à 12:17 - Modifié le 25 février 2019 à 12:57